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hospitalières de la roquette. Ce couvent et hôpital, situé quartier de Po-pincourt, n° 108, fut établi par les religieuses de la Charité dont la maison estl’objet de l’article précédent. Aidées parla duchesse de Mercœur, elles acquirentcette maison pour servir à leurs convalescents, qui avaient besoin de respirer unair plus pur que celui delà Chaussée-des-Minimes. On donna ce nom à ce couventparce qu’il fut bâti sur l’emplacement d’une maison de campagne , dite lallochette ou la Roquette. Ces religieuses en devinrent propriétaires par actedu 30 janvier 1636. Cette maison a été supprimée en 1792.
filles de la provide.vce ou de saint-josepii , couvent situé rue Saint-Dominique Saint-Germain, n° 82. Marie Delpech, connue sous le nom de l’Étang,avait établi à Bordeaux une maison pour les orphelines; elle fut appelée à Paris pour en établir une en cette ville. Elle y arriva en 1639, el logea d’abord rue duVieux-Colombier, puis, rue du Pot-de-Fer, et enfin rue Saint-Dominique, où sonétablissement fut fixé. L’institution avait pour objet de donner aux orphelinesl’éducation convenable à leur sexe, jusqu’à ce qu’elles fussent en état de se ma-rier, ou d’embrasser une profession quelconque. Cette maison fut supprimée en1792. Les bâtiments furent depuis convertis en bureaux du ministère de la guerre,et de sa chapelle on fit un magasin.
nouvelles catholiques, couvent de filles, situé rue Sainfe-Ànne, n» 63. Cecouvent fut établi par les mêmes fondateurs, dans le même temps et par lesmêmes motifs que le couvent des Nouveaux Convertis dont j’ai parlé ci-dessus.Après avoir occupé diverses maisons, ce couvent obtint, en 1672, une demeurestable, rue Sainte-Anne, où les religieuses firent bâtir une chapelle, bénite sousle titre de VExaltation de la Sainte-Croix et de Sainte-Clotilde. Cette maison,qui jouissait du privilège des maisons de fondation royale, fut supprimée en1790, et vendue peu d’années après.
les filles ou soeurs de la charité, couvent situé rue du Faubourg-Saint-Denis, n° 112, en face des bâtiments de Saint-Lazare . Cet établissement, fondépar Saint-Vincent de Paul près de Saint-Nicolas-du-Cliardonnet, fut transporté àla Villette, puis dans la rue du Faubourg-Saint-Denis, en face de Saint-Lazare . Ildevint le chef-lieu de toutes les maisons des sœurs de la Charité, car il a survécuaux ravages des lemps et aux révolutions politiques, parce qu’il est d’une utilitéé\idenle. Ces sœurs ne sont point cloîtrées; elles vont chercher les malheureuxpour les secourir. Les sœurs de la Charité, que le peuple nomma Sœurs grisesà cause de la couleur de leur vêtement, n’avaient et n’ont rien du luxe des au-tres couvents de religieuses. La maison du faubourg Saint-Denis a été suppriméeen 1792 ; et on y a depuis placé une caserne et une maison royale de santé,ou hospice de M. Dubois, où l’on reçoit des malades moyennant une rétributionjournalière. La maison chef-lieu de cet ordre fut dans la suite rétablie rue duVieux-Colombier, n° 15, et en 1813, rue du Bac, n° 132, à l’ancien hôtel de La Vallière .
Voilà environ quarante maisons de religieuses établies à Paris sous le règnede Louis XIII . Joignons-y les vingt couvents de religieux fondés pendant le mêmerègne; il résultera que, dans l’espace d’une trentaine d’années, Paris fut encombréou sanctifié par soixante nouvelles maisons monacales.