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Histoire de Paris et de ses monuments / par Dulaure
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SOUS LOUIS XIII .corinthienne : cette dernière est couronnée par un fronton. On ajouta à larchi-tecture de ce portail des ornements de sculpture qui ont disparu depuis long-temps. Lintérieur de celte église se divise en cinq parties distinctes : la nef, lechœur, la chapelle de la Vierge, celle de la Communion qui vient ensuite, et enfinla chajjelle du Calvaire ; ces parties ont chacune un caractère différent des au-tres. En les parcourant, on éprouve le sentiment que donne un changement descène et de décoration : cest un effet théâtral qui na point dexemple dans lesautres édifices religieux de Paris . Lordre dorique règne dans la nef et le chœur,qui nont rien de remarquable; aux extrémités de la croisée sont deux autels,lun en face de l'autre, décorés sur les dessins de Boullée . On y voit des statuesde saint Augustin, de saint François de Sales , etc. Cette dernière est de M. Pa-jou. On y remarque aussi deux grands tableaux de vingt-deux pieds de hau-teur : celui qui est sur lautel à gauche représente saint Denis prêchant la foi ;il est de M. Vien ; celui quon voit sur lautel à droite a pour sujet la Maladie desArdents; il est peint par Doyen. La chapelle de la Vierge, située derrière lechœur, fut bâtie en 1709 : sa forme circulaire est couronnée par une coupole quireprésente 1Assomption de la Vierge , peinte par Pierre. Lautel de cette chapelleoffre une scène de Y Annonciation, exécutée sur les dessins de Falconnet. Lachapelle de la Communion vient ensuite : elle est moins grande que la précé-dente. M. Pierre a peint sur sa coupole le Triomphe de la Religion : sur lautelest un groupe, sculpté par Paul Slodtz, représentant deux anges dune fortestature, sinclinant pour adorer le tabernacle. Enfin on arrive à la chapelle duCalvaire, située à la suite, sur la ligue des chapelles précédentes, et à lextré-mité de lédifice. Le caractère de solidité quoffre sa construction, le peu dé-lévation de la voûte, lobscurité et le silence, peuvent produire dans les âmesfaciles à sémouvoir une sorte de terreur religieuse. Une vaste niche, éclairéepar une ouverture quon ne voit point, par un jour que les architectes nom-ment jour céleste, présente la cime du Calvaire, limage de Jésus crucifié, et laMadeleine pleurant au pied de la croix. Sur le premier plan sont des soldatscouchés, des troncs darbres, des plantes parmi lesquelles rampe le serpent.Plus avant et au bas de cette espèce de montagne est un autel de marbre, enforme de tombeau antique, orné de deux urnes en marbre d sort de la fu-mée. Au milieu sélève le tabernacle composé dune colonne tronquée, et autourduquel sont groupés les instruments de la passion. Cette composition sépul-crale a été conçue par M. Falconnet. La sculpture des figures de la niche estlouvrage de Michel Anguier . Une nouvelle scène a été récemment ajoutée.A droite de cette chapelle, de vastes rochers présentent louverture dunegrotte devant laquelle sont deux groupes de figures plus grandes que nature,et représentant Jésus mis au tombeau. Iis furent établis en 1807, et sculptéspar de Seine . Cest ce quon appelle la douzième station. Dans les chapellesqui environnent la nef et le chœur, les onze premières stations sont indiquéespar des bas-reliefs dont les sujets sont tirés de la vie de Jésus. Us sont pareille-ment sculptés par de Seine . Cet édifice est, comme les autres églises, entouré dechapelles la plupart ornées de tableaux, et autrefois de plusieurs monumentsfunèbres.