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La chaire à prêcher est remarquable par sa construction : elle a été exécutéesur les dessins de Challes. Il est peu d’éditices religieux de Paris qui soientaussi riches en ouvrage de sculpture des dix-septième et dix-huitième sièclesque Saint-Rocli. On a rassemblé dans quelques chapelles les restes des monu-ments funéraires échappés aux mutilations de 93, et qui ont appartenu à diverseséglises rentrant dans la circonscription de cette paroisse. Les ouvrages les plusremarquables sont le tombeau du cardinal Dubois, exécuté par Coustou le jeune ;et le mausolée du maréchal de Créqui, composé par Lebrun, et exécuté parCoyzevox et Coustou l’aîné. Le monument du comte d’Harcourt mérite aussid’être cité. Il a été sculpté par Lestocart. En 1776, d’Huez fit le tombeau du cé-lèbre Maupertuis, qui n’est pas moins remarquable que les débris de celui deDésiré de Sully, par Falconnet. Le buste de Le Nôtre, par Coyzevox, et celui deMignard, par Desjardin, sont justement estimés.
Saint-Roch est l’église paroissiale du deuxième arrondissement : elle a poursuccursale l’église de Notre-Dame-de-Lorette.
sainte-marguerite, église paroissiale du huitième arrondissement, situéerue Saint-Rernard, n os 28 et 30. Antoine Fayet, curé de Saint-Paul, fit, en 1625,bâtir à ses frais une chapelle, sous l’invocation de sainte Marguerite, pour servirde sépulture à lui et à ceux de sa famille. Les habitants de ce quartier, fortéloignés de l’église Saint-Paul, leur paroisse, s’accommodèrent de cette chapelle,y firent célébrer l'office divin, et déterminèrent l’archevêque de Paris â l’érigeren église succursale. On construisit une église à côté de la chapelle qu’avaitétablie Antoine Fayet. Enfui, en 1682, la succursale fut entièrement distraite dela dépendance de Saint-Paul, et forma une cure particulière.
L’église se trouvant insuffisante par l’accroissement de la population du fau-bourg Saint-Antoine, on construisit, en 1765, une chapelle contiguë, élevée surles dessins de Louis. Deux arcades forment l’entrée, et présentent entre elles leportrait en médaillon du célèbre mécanicien de Vaucanson, mort en 1782. L’in-térieur est décoré de peintures à fresque, exécutées par Rrunetti. L’autel est enforme de tombeau antique : derrière est un grand tableau représentant le Purga toire , peint par Rriard, et un groupe sculpté par Lorrain et Nourrisson , élèves deGirardon.
ÉTABLISSEMENTS CIVILS.
hopital des convalescents, situé rue du Rac, il" 98. Angélique Faure,veuve de Claude Bullion , conçut, en 1628, le projet louable de procurer un asileaux convalescents qui sortaient des hôpitaux. L’exécution de ce projet utileéprouva beaucoup de lenteurs que nous ne détaillerons pas. Cette dame acheta,ou plutôt fit acheter en son nom une maison située rue du Bac. La maison, con-struite et disposée pour recevoir huit convalescents, put dans la suite en con-tenir un plus grand nombre. En 1775, elle possédait vingt et un lits. Cet hôpitalfut, en mars 1652, donné aux religieux de la Charité, qui en eurent la direction.11 fut supprimé en 1792, et appartient encore au gouvernement, qui le loue àdivers particuliers.