dre des métiers: on y fabriquait des draps pour les habits des hôpitaux, etmême pour les troupes.
Les choses restèrent en cet état jusqu’en 1809, époque où les orphelins de laPitié furent transférés à l’hospice du faubourg Saint - Antoine : dès lors, cettemaison devint une annexe de l'Hôtel-Dieu.
maison de scipion, située rue de la Barre ou de Scipion, place du même nom.Scipion Sardini, gentilhomme italien, fameux et riche traitant sous le règnede Henri III , avait fait bâtir en ce lieu un hôtel qui, en 1622, fut destiné à rece-voir des vieillards pauvres et infirmes. En 1636, il fut donné à l’hôpital général,qui y fit établir sa boucherie, sa boulangerie, etc. Cet édifice, convenablementconstruit, renferme aujourd’hui la boulangerie générale de tous les hôpitauxet hospices de Paris .
PALAIS, JARDINS, ILES, FONTAINES, THEATRES, ETC.
palais nu Luxembourg , situé quartier du Luxembourg , rue de Yaugirard.On imposa à ce palais plusieurs noms; outre celui de Luxembourg , il reçut d’a-bord celui de Palais d'Orléans; et depuis la révolution, ceux de Palais du Di-rectoire, de Palais du Consulat, de Palais du Sénat Conservateur, enfin de Palaisde la Chambre des Pairs . Quoique ces diverses dénominations aient tour à tourété inscrites en lettres d’or sur une table de marbre posée au-dessus de la prin-cipale entrée, le public, docile à la routine, a constamment nommé ce palais etson jardin, le Luxembourg .
Une grande maison, accompagnée de jardins, que Robert de Harley de Sancyfit bâtir vers le milieu du seizième siècle, que le duc d’Épinay-Luxembourg acquit ensuite, et qu’il agrandit considérablement en 1583, fut l’emplacementque Marie de Médicis , régente, acheta, en 1612, pour y faire construire un palais.Pour agrandir encore cet emplacement, elle fit acquisition successivement d'uneferme, le pressoir de ïHôtel-Dieu, de plusieurs jardins et de quelques partiesdu clos de Vignerai. Après ces acquisitions, elle fit, en 1615, jeter les fonde-ments de ce palais. Jacques de Brosses en fut l’architecte. Les travaux, poussésavec activité, furent achevés en peu d’années. Cet édifice se recommande par labeauté de ses proportions, sa parfaite symétrie, et par un caractère de force etde solidité. Les ornements, peu nombreux, mais à leur place, plaisent à la vuesans la fatiguer. Ces refends, ces bossages qui sillonnent toutes les faces de cepalais, lui donnent une physionomie très-originale.
Le principal corps de bâtiments ainsi que ses autres parties offrent trois ordon-nances : l’une, toscane, est au rez-de-chaussée; l’autre dorique, est au pre-mier étage ; et la troisième, ionique, se voit au deuxième. Quatre gros pavillonssont placés aux quatre angles du principal corps de bâtiment.
La cour, qui, du côté de la ville, précède ce principal corps de logis, est en-