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Histoire de Paris et de ses monuments / par Dulaure
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HISTOIRE HE PARIS

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de la Maternité et à lEcole daccouchement. En 1814, on y établit lhospice de\'Allaitement ou des Enfants-trouvés , hospice dont je parlerai en son lieu.

les Fn eues des écoles ciirétiennes, rue Notre-Dame-des-Champs, en facede la rue de Fleurus. En 1658, M me Cossart fonda un établissement qui avait pourobjet linstruction des enfants pauvres : il fut supprimé en 1707. Les frères des écoles chrétiennes sy établirent en 1722, remplirent le môme objet, et eurentencore à Paris plusieurs autres établissements qui furent supprimés en 1792.La marquise de Transe releva cette congrégation en 1806, et y réunit les frèresde la doctrine chrétienne, dans leur ancien chef-lieu, au Gros-Caillou. Dans lemôme temps, dautres établissements ou noviciats furent aussi formés à Paris ,jusquà ce que Louis XVIII , les rendant à leur première institution, eut transféréle chef-lieu général, alors à Lyon , à lancien hospice de M. Dubois, rue du Fau-bourg Saint-Martin, n° 147. Cest de cette maison du noviciat, connue sous le nomdu Saint-Enfanl-Jésus, que sont tirés les maîtres répartis dans les diverses écolesdu royaume. 11 y a quatre annexes à Paris , qui envoient dans les différents quar-tiers de la capitale des maîtres et frères, pour instruire les enfants. Chaque écoledoit être composée de trois frères, dont un directeur.

séminaire des missions étrangères, situé rue du Bac, au coin de la rue deBabylone. Bernard de Sainte-Thérèse , évêque de Babylone , donna tous ses biensà cet établissement, dont lobjet consistait à porter la lumière de lÉvangile dansles pays étrangers et spécialement dans la Perse.

Des lettres patentes du mois de juillet 1663, et le consentement de l'abbé deSaint-Germain, légitimèrent cette fondation. Une salle de cette maison servit dechapelle jusquen 1683, époque lon commença la construction dune égliseplus vaste, dont la première pierre fut posée, au nom du roi, par larchevêque deParis . Cette église est double : lune est au rez-de-chaussée, et lautre est au-des-sus. Cette dernière se distingue de lautre par sa décoration.

Les bâtiments de la maison furent reconstruits en 1736. Ce séminaire fut sup-primé en 1792, et, par suite du concordat du 9 avril 1802, son église fut choisieour être la seconde succursale de la paroisse Saint-Thomas-dAquin.

séminaire de saint-sulpice, situé en face et près de la façade de léglise Saint-ulpicc. Jean-Jacques Ollier, abbé de Pébrac, vers 1641, établit un séminaire àVaugirard. Mais, nommé curé de Saint-Sulpice en cette année, il transféra aus-sitôt cet établissement à Paris . Une partie des prêtres qui le composaient logeaient«ans le presbytère, dautres dans une maison de la rue Guisarde. Quoique cesprêtres habitassent des maisons différentes, leurs exercices étaient communs.Labbé Ollier, voyant saccroître le nombre de ses prosélytes, sentit la nécessitéden former deux corps entièrement séparés. Au mois de mai 1645, il acquit unvaste emplacement situé rue du Vieux-Colombier ; et, après avoir, dans la mêmeannée, obtenu toutes les autorisations nécessaires, il forma un grand et un petitséminaire. Le petit séminaire fut établi dans des bâtiments contigus à la rueFérou et au cul-de-sac de ce nom ; le grand le fut dans des bâtiments élevés surle lieu se voit aujourdhui la vaste place Saint-Sulpice. Vers lan 1800, toutesces constructions disparurent, et laissèrent enfin à découvert le magnifique por-tail de Saint-Sulpice.