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main, pose de l’autre, sur la tête du roi, une couronne de laurier. C’est ainsi queque l’on a allégorisé la conquête de la Franclie-Comté. Du côté du faubourg, lesdeux bas-reliefs représentent , sous de semblables allégories, la prise de Limbourget la défaite des Allemands . Ces bas-reliefs sont de Desjardins, Marsy, Le Hongreet Legros. Dans les années 1819 et 1820, on a fait plusieurs réparations à cet arcde triomphe.
observatoire, situé entre les rues du faubourg Saint-Jacques et d’Enfer , àl’extrémité méridionale de la grande avenue établie en face du palais du Luxem-bourg .
Après l’établissement de l’Académie des sciences , on sentit la nécessité, pourfavoriser les travaux de ses nouveaux membres, de construire un laboratoire pourla chimie et un observatoire pour l’astronomie. Le laboratoire fut bâti dans unlieu convenable, dépendant de la bibliothèque du Roi; et, après plusieurs re-cherches et discussions, on se décida à placer l’Observatoire dans le lieu qu’iloccupe aujourd’hui. Claude Perrault fut chargé par Colbert de fournir les des-sins de cet édifice qui, commencé en 1667, fut entièrement achevé en 1672. Pen-dant que l’on travaillait à cette construction, et lorsqu’elle était presque achevée,vint à Paris Jean-Dominique de Cassini, que Colbert avait mandé d’Italie pourdiriger les travaux de l’Observatoire. Le plan de cet édifice est un rectangle dontles quatre faces répondent aux quatre points cardinaux (1). Aux angles de laface méridionale sont deux tours ou pavillons octogones, engagés, qui donnentplus de développement à cette face. Du côté du nord est un avant-corps carré oùse trouve la porte d’entrée.
On a été obligé, en 1834, de construire à l’est un bâtiment conligu. La ligneméridienne de Paris , tracée dans la grande salle du second étage de l’Observa-toire, divise cet édifice en deux parties égales, et, se prolongeant au sud et aunord, s’étend d’un côté jusqu’à Collioure, et de l’autre jusqu’à Dunkerque . Cesdeux lignes, qui se coupent au centre de la façade méridionale de l’Observatoire,ont servi de bases aux nombreux triangles d’après lesquels on a levé la carte gé-nérale de la France , appelée carte de Cassini ou de l’Observatoire.
Au premier étage on voit une vaste charpente qui sert de pied à un long téles-cope, autrefois déposé au château de la Muette. Cet instrument embarrassant nesert que comme monument de l’art optique. L’invention des lunettes achromati-ques l’a rendu inutile. Au second étage se présente la grande salle qui fut, en1789, presque entièrement reconstruite, ainsi que la voûte qui la couvre. Danscette salle se voient plusieurs instruments de physique, des globes, la ligne méri-dienne tracée sur le pavé, et, sur un piédestal, la figure en marbre de Jean Do-monique de Cassini, mort en 1712, à l’âge de 87 ans. Cette figure a été exécutée,en 1810, par le sieur Moite.
Sur le comble de cet édifice, comble formé d’épaisses dalles en pierre, on aélevé, vers l’an 1810, un bâtiment carré en pierre de taille, flanqué de deux tou-relles. Dans une de ces tourelles on a, depuis quelques années, établi une lu-nette achromatique dont le pivot est incliné comme l’axe de la terre. Cette lunette
(1) Il a 15 toises dans sa plus grande dimension de l’est à l’ouest, et 13 toises 2 tiers dans sadimension du sud au nord.