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est destinée à observer et décrire la marche des comètes. La plate-forme de cetédifice est élevée au-dessus du pavé de 27 mètres. C’est dans le bâtiment de l’Ob-servatoire que le bureau des longitudes tient ses séances, et que logent quelques-uns de ses membres.
Le bâtiment contigu, situé à l’est de l’édifice principal, a remplacé une tourde bois qui servait, à Mari y, à la machine hydraulique de ce lieu; elle surpassaiten hauteur le bâtiment de l’Observatoire. Le bâtiment qui a remplacé cette tourest celui où se font presque toutes les observations astronomiques et météorolo-giques. On y pénètre par le premier étage du grand bâtiment; c’est là que l’onvoit, entre plusieurs instruments, des cercles répétiteurs, une lunette méri-dienne qui sert à observer l’instant où le soleil, aux solstices ou aux équinoxes,passe sur le méridien de Paris . Des parties du comble de ce petit bâtiment, parune mécanique simple, se découvrant à volonté, permettent d’observer le ciel.
Pendant les années 1811 et 1813, de grandes réparations exécutées dans lequartier dégagèrent l’édifice de l’Observatoire, lui procurèrent un accès facile, etmirent à découvert sa façade. En avant de la façade, du côté du nord, est une grillesoutenue par deux pavillons nouvellement construits, et une large avenue plantéed’arbres, qui s’étend en droite ligne jusqu’à la grille du Luxembourg . Une singu-larité distingue l’édifice de l’Observatoire de tous ceux de Paris : dans sa con-struction on n’a point employé de bois : on disait même qu’il n’y était pointentré de fer; mais dans les travaux qui furent exécutés en 1823, ou découvrit desbarres de fer : du reste, tous les étages et le comble sont voûtés.
académie royale de peintüre et de scui.ptüue, située d’abord dansles sallesdu Louvre, maintenant au Palais des Beaux-Arts. Elle dut son institution à laquerelle élevée entre les peintres de la confrérie de Saint-Luc, jouissant du ti-tre de maîtres, et ceux qui, à la faveur des privilèges, exerçaient leur art sansêtre assujettis à la maîtrise. Le célèbre Lebrun, à la tête de ces derniers, ap-puyé du crédit du chancelier Séguier, forma le plan d’une académie royale depeinture et de sculpture , et y fut autorisé par un arrêt du conseil privé du20 janvier 1648. Les nouveaux académiciens dressèrent des statuts qui furentconfirmés par lettres-patentes du roi. — Le ministre Colbert , en l’année 1665,établit à Rome une académie de peintres et de sculpteurs français , où l’on en-voyait des élèves entretenus par le roi, et qui fut, en 1776, réunie à celle deParis .
Cette académie est une école pour les arts d’imitation; elle occupait au Lou-vre six grandes pièces garnies de tableaux et de plâtres moulés sur l’antique.Les élèves peintres, sculpteurs et architectes qui, au jugement de l’académieroyale de peinture , remportent les grands prix, sont pensionnés, envoyés àRome , et y séjournent cinq ans ; tous les trois ans on y envoie le peintre paysa-giste qui a remporté le prix. Cet état de choses s’est maintenu, à quelques chan-gements près, jusqu’à présent. Par la loi du 3 brumaire an iv (1795), cette aca-démie fut comprise dans la troisième classe de l’Institut, et par celle de l’an xi(1803) ; elle fit partie de la quatrième, et fut transférée, ainsi que l’Institut, auCollège Mazarin .
académie de salnt-luc. La communauté des peintres, sculpteurs et gra-