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autorisée depuis la rue du Calvaire jusqu’à la porte Saint-Martin. — En 1671,on abattit la vieille porte Saint-Denis , pour établir l’arc de triomphe dont j’aiparlé, et pour continuer le boulevard depuis la porte Saint-Denis jusqu’à la porteSaint-Honoré.
Le mur du rempart et les plantations d’arbres, sur les boulevards, étaientpoussés jusqu’à la porte Poissonnière, dite Sainte-Anne; et, pour l’exécutionde ces projets, on avait démoli l’ancienne porte du Temple, lorsque le roi, pararrêt de son conseil du 4 novembre 1684, ordonna la reconstruction de cetteporte au delà du rempart; et, par un autre arrêt du 7 avril 1685, fit enlever lesterres, aplanir les buttes, et continuer le rempart et le cours plantés jusqu’à larue Saint-Honoré.
Le rempart, sous Louis XIII , s’élevait dans le quartier Saint-Martin, sur l’em-placement des rues Meslai et Sainte-Apolline : on l’étendit jusqu’au point où estaujourd’hui le boulevard Saint-Martin. Ce rempart aboutissait ensuite à la rueMontmartre, entre la fontaine de cette rue et la rue des Jeûneurs, ou plutôt desJeux-Neufs; il fut porté jusqu’à l’emplacement actuel du boulevard Montmartre.Il gagna de là le boulevard actuellement nommé des Italiens , et s’étendit jusqu’àl’entrée de la rue Royale, où était la nouvelle porte Saint-Honoré. Ces donnéessuffisent pour faire connaître l’accroissement opéré sous Louis XIV et la diffé-rence entre l’enceinte de ce roi et celle de son prédécesseur.
boulevard du midi. Pendant qu’on bâtissait et plantait des remparts du côtédu nord, on comblait les fossés, et on démolissait les portes de l’ancienne enceintedu côté du midi. On commença alors à planter d’arbres ces emplacements. Cesboulevards, appelés boulevards neufs , ne furent achevés qu’en 176t.
butte saixt-koch, située entre la rue Sainte-Anne et l’église Saint-Rocli, àpeu près au carrefour formé par la rencontre des rues Moineaux , des Orties etdes Moulins . Cette butte, si l'on en juge par les anciens plans de Paris , formaitun groupe de deux ou trois monticules plus ou moins élevés, à la cime desquelsétaient, au moins, deux moulins à vent. Quelques particuliers, pour tirer partide son emplacement, entreprirent d’aplanir cette butte ; en 1667, ils ouvrirentdouze rues, dont la plupart existaient déjà comme chemins, y firent construiredes maisons, des hôtels, et n’achevèrent leurs travaux qu’en 1677. Ce quartierétait autrefois appelé Gaïllon , à cause d’un hôtel ainsi nommé, situé sur unepartie de l’emplacement de l’église Saint-Roch . Il existait une porte de ville,appelée porte Gaillon , qui fut démolie en 1700. Une rue qui aboutissait de l’em-placement de Yhôtel Gaillon à celui de la porte de ce nom, conserve encore lamême dénomination. Par l’aplanissement de la butte Saint-Roch, 1 e quartier Gail-lon, qui n’offrait que des granges, des jardins et des terrains en culture, fut cou-vert de maisons, et procura à la ville de Paris un vaste accroissement.
quais. On s’occupa aussi à construire, à élargir quelques quais, à y établir desports et des abreuvoirs. La plupart étaient sans murs de terrasse. Le quai deNesle, qu’on a nommé depuis quai Conti et quai de la Monnaie, ne s’étendait,en partant du Pont-Neuf , qu’un peu au delà de la partie occidentale de l’hôtelactuel des Monnaies. Ce quai était, du côté du faubourg Saint-Germain, bordépar le grand hôtel de Nesle et par le mur de clôture de ses jardins : cet hôtel