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Histoire de Paris et de ses monuments / par Dulaure
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le Palais-Royal fut agrandie; on créa des places devant le l'alais-de-Justice,devant l’üdéon, devant le théâtre Italien.

Le pont de Notre-Dame et le pont au Change furent débarrassés, en 1788des maisons qui bordaient leur route. Les parapets du pont de Notre-Dame furent terminés au mois d’août de cette année. Un édit du roi, de septembre

1786, ordonna la démolition des bâtiments situés sur les autres ponts. En 1787,les maisons qui se trouvaient sur le Pont-Marie furent abattues, et ce ne fut qu’en1808 que celles dont le pont Saint-Michel était bordé éprouvèrent le même sort.On démolit aussi celles qui, sur les quais aboutissant à ce pont, formaient, ducôté de l’Université, la rue de Hurepuix, et, du côté du Palais, celle de Saint-Louis.

pont louis xvi ou de la CONCOHDE, situé en face de la place Louis XV etdans la direction de l’axe de cette place. L’édit du mois de septembre 1787,ordonnant un emprunt de trente millions, dont une partie devait être consa-crée aux embellissements de Paris , autorise la construction de ce pont, et af-fecte à ses frais la somme de douze cent mille livres. On commença le 10 juin

1787, à battre les pieux des pilotis de ce pont dont les travaux ont été achevésà la fin de la campagne de 1790. L’ingénieur Perronnet en fournit les dessins :on employa, dans la maçonnerie, une partie des pierres provenant de la démo-lition de la Bastille. Sur les piédestaux de la balustrade de ce pont, et à l’a-plomb des piles, devaient être placées les statues colossales en marbre dedouze hommes célèbres dans l’histoire de France . Ces statues ont, en effet,pendant quelque temps figuré sur le pont de la Concorde, et depuis elles ontété transportées dans la cour d’honneur du château de Versailles .

ETAT CIVIL DE PARIS .

Depuis le commencement de ce règne jusqu’à l'époque de la révolution, ilne s'opéra, dans les cours de justice, dans les administrations parisiennes, dansl'état des citoyens, aucun changement notable. Cependant on adoucit la rigueurde quelques lois anciennes, et la féodalité perdit du terrain.

prisons. Depuis longtemps on s'indignait de l’insalubrité des prisons, et dusort des prisonniers. Le ministre Necker engagea Louis XVI à supprimer lesprisons du For-l’Évèque et du Petit Châtelet; et une ordonnance du roi, du30 août 1780, porte que les prisonniers seront transférés dans l’hôtel de laForce près de la rue Saint-Antoine, dont le vaste emplacement promettait plusde salubrité aux détenus, et facilitait les moyens detablir entre eux des sé-parations nécessaires. Alors seulement on renonça aux cachots du Grand-Châ-telet; enfin, en 1185, on supprima la prison Saint-Martin, consacrée spécialementaux filles publiques; et l’on transféra les prisonnières à l’hôtel de la Force,dans une partie de cet hôtel séparée de la prison des hommes, et qu’on nommela pelile-l'orce.

état ov:l des protlsi ants. Depuis le règne de François 1 er jusqu’à celuide Louis XVI, si l’on en excepte le règne de Henri IV , les protestants n’ont