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('prouvé, de la part des différents rois, (pie des persécutions. Sous Louis XV onespéra un moment que les lois rigoureuses qui atteignaient les protestantsseraient rapportées; mais la majorité des évêques opposa toujours avec succèssa cruelle résistance. Ce tut l’Assemblée constituante qui lit justice, et restituaaux réformés les droits dont les lois de Louis XIV les avaient dépouillés.
clergé de paius. J’ai parlé des moyens employés par les ecclésiastiques pouraccroître leurs richesses et leur domination. Ces faits, qu’il est inutile de rap-peler, une infinité d’autres que je passe sous silence, joints aux besoins del’Etat, déterminèrent l’Assemblée constituante à imiter l’exemple des rois, qui,dans la disette de leurs finances, et, avec l’autorisation du pape, s’appropriaientune partie des biens du clergé. Le 2 novembre 1789. pendant que cette Assem-blée siégeait au palais archiépiscopal de Paris , les ordres monastiques furentsupprimés, et tous les biens du clergé furent déclarés propriété nationale etaliénable. A cette époque, il se trouvait à Paris cinquante paroisses, dix églisesqui avaient le même droit, vingt chapitres, quatre-vingts églises ou chapellesnon paroisses, trois abbayes d’hommes, huit de filles, cinquante-trois couventset, communautés d'hommes, et cent quarante-six couvents et communautés defilles. Le revenu annuel total de ces établissements et du clergé séculier de Paris s’élevait alors à la somme de 3, 214, 739 livres. On n’a point le tableau de tousles chapitres et églises collégiales, ni celui des quatre-vingts autres égfises ouchapelles, dont les revenus devaient former une somme considérable.
municipalité de paius. Le prévôt des marchands, les quatre échevins et lesvingt-six conseillers de ville cessèrent leurs fonctions après la prise de la Bas-tille. Les électeurs de Paris les remplacèrent, et exercèrent les fonctions muni-cipales jusqu’au 30 juillet 1789. Un décret de l’Assemblée nationale, du 27 juin1790, organisa une nouvelle municipalité, composée d’un maire, de seize admi-nistrateurs, de 32 membres du conseil, de 90 notables, d’un procureur de lacommune, de deux substituts, etc. Tous ces membres étaient élus par les ha-bitants de Paris , divisés en quarante-huit sections. Cette municipalité compre-nait, en outre, un conseil général de la commune, qui se composait du maire,des 90 notables et des 32 membres du conseil. Cette municipalité ainsi ordon-née, se maintint jusqu’au dix août 1792; elle éprouva divers changementspendant les orages de la révolution. Par la loi du 11 octobre 1795, la ville deParis fut distribuée en douze municipalités, et l’est encore.
division de paris en districts. Lorsqu’il fut question de procéder à la no-mination des électeurs qui devaient nommer des députés aux états généraux,la ville de Paris fut divisée en soixante districts : à chaque district on assigna unédifice public pour la réunion des habitants. On n’accorda à chacun de ces dis-iricts que vingt quatre heures pour se réunir, élire les membres du bureau, etnommer des rédacteurs de cahiers ou doléances, et des électeurs.
Ce fut le 20 avril 1789 qu’eurent lieu ces brusques et nouvelles réunions, dontplusieurs, ne voulant point reconnaître les présidents que le bureau de la villeleur avait envoyés, en nommèrent un de leur choix. Le 13 juillet suivant, leshabitants de Paris , sentant le besoin de se protéger eux-mêmes, se rappelèrentles lieux où, deux mois auparavant, ils avaient été réunis en districts, s’y ras-
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