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Histoire de Paris et de ses monuments / par Dulaure
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SOUS LA CONVENTION.

de sa nouvelle destination. En 1785, on y transféra dabord les vénériens de Bi-cêtre, puis les nourrices et les enfants de lhospice de Vaugirard. En 1792, lenouvel hôpitat fut en état de recevoir tous les malades qui lui étaient destinés.Il se fait dans cet hôpital un traitement externe et gratuit , traitement dontlexercice a commencé avec régularité en 1808. Il y a 300 lits dans cette maison,et le nombre des journées en 1845 sest élevé à 125,317.

hôpital de lourcine, rue de Lourcine, n° 95, a été fondé en 183G, par lad-ministration actuelle, sur lemplacement du couvent des Cordeliers. Il est des-tiné à recevoir les femmes atteintes de maladies honteuses. On y compte 300 lits.En 1845, le nombre des journées de malades a été de 105,324.

hôpital des enfants malades, situé rue de Sèvies, n H (49, au delà duboulevart. Le sieur Languet, curé de Saint-Sulpice, pour procurer de lédu-cation à un petit nombre de filles nobles et indigentes de sa paroisse, fonda,en 1735, cette maison qui, dans la suite, fut convertie en hospice dorphelins.Au mois de juin 1802, le conseil général des hospices destina cette maison àdes enfants malades. Dabord on ne put y recevoir que ceux qui étaient affligésde maladies aiguës, et trois cents lits furent établis pour eux. Le nombre deslits, depuis 1803, saccrut toujours; et, de trois cents, il séleva successivementjusquà six cents. Les enfants attaqués de maladies qui paraissent contagieusessont placés dans des bâtiments isolés. Cet hôpital est muni de 600 lits, et a eu,en 1845, 203,283 journées de malades.

hôpital de l'accouchement, situé aujourdhui rue de la Bourbe, portait,avec celui de lAllaitement, le nom d hospice de la maternité. Ces deux éta-blissements occupaient, dès lan 1801, deux maisons séparées: celle de lInsti-tution de lOratoire, rue dEnfer, et celle de lAbbaye de Port-Royal, rue de laBourbe. Dans la maison de la Maternité, rue d'Enfer, étaient les élèves de lé-cole daccouchement, et dans la maison de la Maternité, rue de la Bourbe, lo-geaient les femmes près daccoucher, ainsi que les enfants nouveau-nés. On yplaça aussi, dans la suite, des enfants trouvés. Cet ordre de choses est totale-ment changé depuis 1814 : ces deux maisons sont indépendantes lune de lautre.Les femmes enceintes, les femmes en couches, et les élèves sages-femmes, sontréunies dans la maison de labbaye d: Port-Royal, et les enfants trouvés ontété transférés dans la maison de lOratoire , rue dEnfer.

Toutes les femmes enceintes sont, après leur huitième mois de grossesse,admises dans lhôpital de laccouchement; néanmoins on admet plutôt cellesqui sont dans la misère. Les femmes y sont occupées aux travaux quelles peu-vent faire, et on leur en paie le prix. On leur fournit du linge, et môme des vê-tements, si elles en manquent. Huit jours après leur accouchement, elles sortentde lhôpital, à moins que le médecin nordonne un plus long séjour. Le nombredes lits est de 514 : il y a eu, en 1845,140,317 journées.

école daccouchement, située dans lhospice dAccouchement. Les préfetsdoivent chaque année y envoyer une ou plusieurs élèves, suivant les fonds dontils peuvent disposer. Les élèves peuvent être reçues sans une nominationpréalable, et à leurs frais. Chaque élève reçoit en arrivant une somme suffisantepour acheter des livres indispensables, et, de plus, trois francs par mois pour