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Histoire de Paris et de ses monuments / par Dulaure
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HISTOIRE UE PARIS

son blanchissage ; elles sont logées, nourries, éclairées, chauffées, fournies delinge de lil et de table, etc. A la fin de lannée, les élèves subissent un examendevant un jury de médecins et de chirurgiens. Ce jury décerne des prix. Il y aenviron quatre-vingts élèves.

maison royale de santé, rue du Faubourg-Saint-Denis, n» 112. Elle fut éta-blie, en 1802, dans lancienne maison des sœurs grises, parle chirurgien Dubois,en faveur des personnes malades qui, sans être dénuées de ressources, ne sontpas assez riches pour se faire traiter et soigner chez elles. Les malades paient2 fr. 50 c. par jour dans les salles, 3 fr. dans les chambres à deux ou trois litset 6 fr. dans les chambres particulières. On y peut recevoir 150 pensionnairesà la fois. Le nombre des journées, en 1845, a été de 58,098.

hospice de la vieillesse (hommes), ou BicÊTRE, situé à Gentilly, à une demi-lieue de la barrière dItalie, et sur une éminence qui domine de vastes campa-gnes. Cette situation semblait assurer à Bicêtre une salubrité constante; maisle grand nombre de pauvres quon y entassait, et le placement de linfirmerieau milieu des chambres ordinaires, infectaient lair et propageaient les maladies.En 1801, Bicêtre contenait des valides, des aveugles, des paralytiques, desépileptiques, des galeux, des vénériens, des scrofuleux, des incurables, desfous et des enfants. Les sexes, les âges, les infirmités y étaient confondus.Il y avait alors 1,505 lits les malades couchaient seuls; 262 ils cou-chaient deux; 144 à double cloison qui séparaient les pauvres couchés en-semble; 172 lits à seul, scellés dans les murs, pour les fous; 126 lits appelésauijes, pour les galeux, et 33 lits de sangles placés au besoin dans les dor-toirs. On venait de supprimer les lits à quatre, qui occasionnaient entre lescoucheurs de violentes querelles qui se terminaient souvent par des bles-sures.

Depuis la Révolution, et notamment depuis 1803, de nombreux et utiles chan-gements ont été opérés dans lhospice de ce vaste établissement. Plusieurs con-tractions, agrandissements, plantations darbres, y ont été exécutés. Plusieurshabitués de cette maison sont occupés à divers travaux. U ny a que la caducitéet linfirmité qui soient oisives. Les ouvrages sont payés par ladministration

En 1812, ladministration des hospices a fait construire, dans lenceinte deBicêtre et dans la partie la plus reculée de cet hospice, un bâtiment destiné auxfous, qui auparavant é'aient placés dans des loges humides. Chaque degré da-liénation a ses cours particulières, ses loges ou ses dortoirs. Dans ces dernièresannées la prison établie à Bicêtre a été remplacée par celle de la Roquette, etles bâtiments étaient les détenus ont été disposés pour recevoir des malades.La population de vieillards et daliénés, à Bicêtre, est de 3,080 individus.

hospice de la vieillesse (femmes), ou la Salpêtrière , connu auparavantsous le nom AHôpital général, situé rue Poliveau. H fut, comme il a été dit, établien 1656. Cet hôpital contenait, avant la Révolution, sept à huit mille femmes indi-gentes, et autant de détenues à titre de correction ou de sûreté; des femmeset des filles enceintes, des nourrices avec leurs nourrissons, des garçons depuislâge de sept à huit mois jusquà celui de quatre à cinq ans ; de jeunes filles detoute sorte dâge ; de vieilles femmes et de vieux hommes mariés ; des folles