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Histoire de Paris et de ses monuments / par Dulaure
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HISTOIRE DE PARIS

chiffre de 21,429. — L’établissement les garde sous sa tutelle jusqu’à leur majorité. L’hospice peut contenir 599 enfants.

hospice saint-michel, à Saint-Mandé. Fondé en 1825, par M. Boulard, ilassure une retraite à douze pauvres honteux, âgés d’au moins 70 ans. Il y a eu en1845, 6,570journées.

hospice de la reconnaissance, à Garches (Seine-et Oise ), ouvert en 1823, etfondé par M. Brézin, pour des ouvriers pauvres, âgés d’au moins 60 ans, et ayantexercé une profession où l’on travaille les métaux. Cet hospice compte 300 litset, en 1845, a eu 110,465 journées.

hospice devillas, rue du Regard, n° 28, ouvert en 1839. C’est une fondationfaite par M. Devillas, en 1832, pour des indigents ayant au moins 70 ans. Uncinquième des pensionnaires est au choix des deux consistoires de l’Eglise réfor-mée. Cet hospice renferme 35 lils : le nombre des journées a été de 14,058.

hospice des ménages, rue de la Chaise. Nous avons fait déjà connaître cetétablissement : nous ajouterons qu’il renferme 720 lits, et que le nombre desjournées, pour 1845, a été de 272,306.

hospice de la rociiefoucaeld, situé au Petit-Monlrouge, à quelque distancede la barrière d’Enfer . Commencé en 1781, il fut achevé en 1783. On nommad’abord cet établissement Maison Royale de Santé, et on la destina à des mili-taires et des ecclésiastiques pauvres et malades. Pendant la Révolution, elle futréservée aux malades de Bourg-la-Reine et des villages voisins, et reçut le nomd 'Hospice national. En 1796, cette maison fut affectée aux indigents de l’un et del’autre sexe, attaqués d’infirmités incurables. En 1802, elle fut convertie en unasile pour les personnes qui, manquant de moyens suffisants à leur existence,pouvaient cependant payer une pension annuelle de 200 francs. Cette pensionvarie selon l’âge et l’état de santé de celui qui se présente. Elle est fixée à 200 fr.pour les sexagénaires, et elle est augmentée jusqu’à 250 francs, si, de plus, ilsont des infirmités qui exigent des soins. On y peut encore être admis en donnantune somme une fois payée, qui se règle suivant l’âge et les infirmités. On y compte213 lits : il y a eu, en 1845, 68,795 journées de malades.

institution de sainte-périne, située rue Chaillot, 99 bis. Cette maisonétait celle d’un ancien monastère où s’établirent, en 1659, des chanoinesses del’abbaye de Notre-Dame-de-la-Paix, qui furent supprimées en 1790. En 1801, ondestina cette maison à un hospice pour les vieillards des deux sexes, d’après leplan de M. Chamousset; mais cet établissement n’était qu’une spéculation parti-culière. Un décret du 17 janvier 1806 soumit cet hospice à la surveillance dugouvernement. L’année suivante, l’administration des hospices fut chargée derégir l’institution de Sainte-Périne . Aujourd’hui on exige que les pensionnairesne soient reçus qu’à l’âge de soixante ans, et que ceux qui se présentent pourêtre admis gratuitement fournissent la preuve de leur impossibilité de payer lapension qui est de 600 francs. Le nombre des lits est de 182 : il y a eu, en 1845,86,795 journées.

maison de secours. Un assez grand nombre de ces maisons existent à Paris ,et sont distribuées dans les douze arrondissements de cette ville. Chacune estplacée sous la surveillance des bureaux de bienfaisance : toutes renferment une