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SOUS NAPOLÉON BONAPARTE.
Laplace, Berthollet, Delambre, Lagrange, Vauquelin, Chaptal et Biot pourrappeler les progrès immenses que les mathématiques, l’astronomie, la phy-sique et la chimie ont accomplis pendant la période impériale. La médecine et lachirurgie s’honorent des travaux de Dubois, de Boyer, de Larrey, de Desgenettes,de Beclard , de Pinel, de Corvisart, de Ghaussier, etc. A la tête des hommes queleurs études sur la législation et la jurisprudence ont rendus célèbres, il fautplacer les Portalis , les Treilhart, les Merlin, les Tronchet, les Henrion de Pan-sey, etc.
Notre école de peinture historique, animée par les hauts faits des armes fran-çaises, brillait d’un vif éclat. Pendant que David, Gros, Gérard, Guérin, Girodet exécutaient des tableaux qui ont inauguré une ère nouvelle dans l’histoire de lapeinture en France , Prud'hon , Carie Vernet, Vandaël et Isabey, dans des gen-res divers, prenaient rang parmi les artistes les plus distingués. Chaudet, Lemot,Bosio, Canova, tiraient, du marbre ou du bronze, des statues et des bas-reliefsqui sont loin d’étre indignes de l’admiration de notre temps. Le baron Desnoyeret Benvick faisaient paraître leurs excellentes gravures; MM. Gatteau, Andrieux,Thiollier, Galle et Desmarest, leurs gravures en médailles. Les architectes, quoi-que entraînés par un amour exclusif pour l’art romain, ont laissé des travauxrecommandables. Chalgrin , Brongniart, Lepère, Fontaine, Pctit-Radel, Percieret Legrand ont fourni les dessins de la plupart des monuments élevés au com-mencement de notre siècle. La musique elle-même prit un essor brillant; onadmirera toujours avec raison les œuvres de Paëz, Nicolo, Paësiello, Berton, Lc-sueur, Cherubini, etc.
On voit que l’époque impériale ne sera pas mémorable seulement pour seshauts faits d’armes, et qu’elle peut offrir au respect des générations futuresd autres noms que ceux des généraux qui, en si grand nombre, ont brillé sur tantde champs de bataille dans presque toutes les contrées de l’Europe . Aucun genred’illustration ne lui aura manqué, et elle remplira toujours une des pages lesplus glorieuses de l’histoire de France .
Napoléon , du reste, fit beaucoup pour Paris : par ses soins, cette ville fut ré-parée et embellie; il y fit exécuter un grand nombre de travaux et y fonda unefoule d’établissements publics.
HALLES, MARCHÉS, ENTREPOTS, GRENIERS DE RESERVE (I).
le marché saint-germain, situé sur l’emplacement de l’ancienne foire de cenom, entre les nouvelles rues de Félibien , Mabillon, Lobineau et Clémence. La
(1) Sous Napoléon , plusieurs marchés furent établis: ils ne présentent rien deleur construction.Nous citerons le marché aux Fleurs , quai Desaix (1808), orne e 1 ■ * ,
et de quatre allées plantées d’arbres; le marché Saint-Honoré,$in'\ emplacemen i vie \\ tcobins; la halle au vieux linge , rue et enclos du Temple, construit par Molieras,en ’ G .de l’abbaye Saint-Martin, bâti en 1817 par Petil-Radel, avec une fontaine sur c. 1 j li i.Gervaislits; le marché des Blancs-Manteaux, sur l’emplacement du couvent te* ) e^
(1819), est orné de deux fontaines à nmffle de taureau ; le marché des Cnrmes, rue i. J ’ ,
achevé en 1823, et présente des magasins souterrains: cet “^^“ 5 ^ 818 ). est sans intérêt;marché à la viande, entre les rues du Innr, desDenx-Éeus et des Priu j . .1 ,, ,
la halle à la volaille, dite aussi la Vallée, quai des Grands-Augustins (t •de M. Petit-Radel. Elle présente deux corps dehitimcnls avec une touLune -,