d’hui exclusivement destinés à recevoir des vieillards et des aliénés. Elle renfermeles individus condamnés à des peines afflictives ou infamantes. Ce dépôt, entouréd’une double enceinte, se compose d’un bâtiment carré à quatre étages, aucentre duquel est un vaste préau; le rez-de-chaussée est en partie occupé pardes ateliers et des promenoirs couverts. Dans les étages supérieurs se trouventtrois cents cellules destinées à garder séparément les prisonniers pendant la nuit.Cette prison a été bâtie sur les plans de M. Gau; elle a donné lieu à une dépensede 1,245,400 fr.
bassins de la BCE racine. L’établissement de réservoirs pour l’aménage-ment des eaux de l’Ourcq dans la rue Racine, a été commencé en 1836, et estaujourd’hui terminé. Ces réservoirs, au nombre de trois, contiennent près de6,000 mètres cubes d’eau. Pour l’établissement de ces bassins, l’administrationmunicipale a fait l’essai d’un nouveau mode de construction qui consiste dansl’emploi du béton pour toutes les parties de ces réservoirs. Ainsi, les piliers defondation qui soutiennent toute la fabrique, les voûtes sur lesquelles les réser-voirs sont appuyés, et qui servent de magasins, les murs latéraux et le fond,sont coulés comme d’une seule pièce en béton hydraulique.
puits de grenelle. Entrepi is en 1834, ce difficile et remarquable travail n’aété terminé qu'en 1841, grâce à l’intelligente activité de l’ingénieur M. Mulot.Pour trouver les eaux jaillissantes, il a fallu percer l’immense banc de craie surlequel est assise la ville de Paris , et pratiquer un forage de 548 mètres de pro-fondeur. Pour assurer ensuite la conservation des travaux, on a dû revêtir lesparois du puits artésien de tubes en fer forgé, capables d’opposer à l’action deseaux une résistance suftisante. La colonne d’eau que fournit ce puits s’élèveaujourd’hui à 33 mètres 50 centimètres au-dessus du sol, et peut être conduitefacilement dans de grands bassins, situés rue de la Vieille-Estrapade, sur un despoints les plus élevés du faubourg Saint-Jacques, d’où on la distribue suivant lesbesoins de la population.
chemins DE fer. Paris compte en ce moment sept chemins de fer en activité :celui de Rouen et celui de Saint - Germain ; ceux de Versailles (rive gauche etrive droite); celui de Corbeil, celui d’Orléans et de Tours , et celui de la fron-tière du Nord.
Le point de départ commun des chemins de fer de Rouen , de Saint-Germainet de Versailles (rive droite), est dans la rue Saint-Lazare, où une vaste couret deux élégants pavillons ont été construits pour l’admission des voyageurs.
Le chemin de fer de Paris à Versailles , par la rive gauche de la Seine, a sonpoint de départ à la chaussée du Maine.
Le chemin de fer de Paris à Corbeil, Orléans et Tours a son embarcadère surle boulevard de l’Hôpital; enfin, le chemin de Paris à la frontière du Nord partde la rue Lafayette. Tous ces chemins sont accompagnés par de vastes construc-tions, présentant les bureaux de l’administration, les salles d’attente pour lesvoyageurs, de longues halles où les wagons, à l’arrivée comme au départ, setrouvent à couvert, et de vastes magasins pour recevoir les marchandises et lematériel de l’établissement.
hôtel de ville. J’ai dit qu’en 1836 l’agrandissement de l’IIôtel de Ville
81