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De la
PAIX
avait des charlatans qui se vantaient de chasser lesdémons avec des paroles. Les Egyptiens, les Chal-déens , les Syriens , les Juifs, les prêtres grecs &romains avaient tous leur formule particulière. Onopérait des prodiges en Egypte & en Phénicie enprononçant le mot Iao , Jéhova , de la manièredont on le prononce dans le ciel. On fêlait plusieursconjurations par le moyen du mot Abraxas. Onchassait, par la parole, tous les mauvais démons quitourmentaient les hommes. Ttrlullìen ne contestepas le pouvoir des démons. Apollon, dit-il, dansson chap. XXII, devina que Crejus fejait cuire dansson palais en Lidie, une tortue avec un agneau dans unemarmite d'airain. Pourquoi en fut-il fi bien informé ? cejlqu'il alla en Lidie en un clin d'œil , ò quil en revint demême.
Terlullien n’en savait pas assez pour nier ceridicule oracle ; il était si ignorant qu’il en rendaitraison & qu’il l’expliquait. Les démons, continue-t-il,séjournent dans íair entre les nuées ò les ajlrcs. Ils annoncent,la pluie quand ils voient quelle efl prête à tomber , ò ilsordonnent des remèdes pour des maladies queux-mêmes ontenvoyé aux hommes.
Ni lui, ni aucun père de l’Eglise ne contestentle pouvoir de la magie ; mais tous prétendentchasser les démons par un pouvoir supérieur. Ter-tullien s'exprime ainsi : Çhèon amène un possédé du diabledevant votre tribunal : Ji quelque chrétien lui commande deparler, ce démon avouera quil rìejl qu un diable, quoi-qu ailleurs il soit un dieu. Que vo(re vierge cèlejle quipromet les pluies , qu Esculape qui guérit les hommes, compa-raissent devant un chrétien; Ji dans le moment il ne les force