ET LES USURPATIONS DES AUTRES. 7 7
Mais ce pauvre peuple ne pouvait assurémentdilposer de l’empire ; il ne Pavait pas ; il ne pouvaitdisposer que ' de sa personne. Quelle province dePempire aurait-il pu donner ? l’Espagne ? elle étaitaux Arabes ; la Gaule 8c P Allemagne? Pépin, père deCharlemagne, les avait usurpées fur son maître ;l’Italie citérieure? Charles Pavait volée à son beau-père. Les empereurs grecs possédaient tout le reste;le peuple ne conférait donc qu’un nom ; ce nométait devenu sacré. Les nations, depuis PEuphratejusqu’à l’Océan, s’étaient accoutumées à regarder lebrigandage du saint empire romain comme un droitnaturel ; 8clacourdeConstantinopleregardatoujoursles démembremens de ce saint empire comme uneviolation manifeste du droit des gens , j usqu’à cequ’enfin les Turcs vinrent leur apprendre un autrecode.
Mais dire, avec les avocats mercenaires de la courpontificale romaine, (lesquels en rient eux-mêmes)que Pévêquc Léon III donna Pempire d’Occident àCharlemagne , cela est auífi absurde que si on disaitque le patriarche de Constantinople donna Pempired’Orient à Mahomet II.
D’un autre côté, répéter après tant d'autres quePr/râPusurpateur, 8c Charlemagne le dévastateur, don-nèrent aux évêques romains Pexarchat de Ravenne,c’est avancer une fausseté évidente. Charlemagne n’étaitpas si honnête. II garda Pexarchat pour lui ainsi queRome. 11 nomme Rome 8c Ravenne, dans son testa-ment, comme ses villes principales. II est constantqu’il confia le gouvernement de Ravenne 8c de laPentapole à un autre Léon archevêque de Ravenne ,