252 Commentaire sur le livre
condamné le meurtre de soi-même. Au contrairevoici la loi de l’empereur Marc-Antonìn qui ne futjamais révoquée.
" ( l ) Si votre père ou votre frère n’étant prévenu55 d'aucun crime fe tue ou pour fe soustraire aux5 5 douleurs, ou par ennui de la vie, ou par désespoir,55 ou par démence, que son testament soit valable,55 ou que ses héritiers succèdent par intejlat. ,5
Malgré cette loi humaine de nos maîtres, noustraînons encore fur la claie , nous traversons d’unpieu le cadavre d’un homme qui est mort volontai-rement , nous rendons fa mémoire infâme. Nousdéshonorons fa famille autant qu’il est en nous.Nous punissons le fils d’avoir perdu son père , & laveuve d'être privée de son mari. On confisque mêmele bien du mort ; ce qui est en effet ravir le patrimoinedes vivans auxquels il appartient. Cette coutume ,comme plusieurs autres , est dérivée de notre droitcanon , qui prive de la sépulture ceux qui meurentd une mort volontaire. On conclut de-là qu'on nepeut hériter d’un homme qui est censé n’avoir pointd’héritage au ciel. Le droit canon au titre de pxnitentiiassure que Judas commit un plus grand péché en«'étranglant qu'en vendant Notre-Seigneur J ES u s-Christ.
D'une espèce de mutilation.
On trouve dans le Digeste une loi à'Adrien ( m )qui dénonce peine de mort contre les médecins qui
{l ) Premier Cod. De bords coru-nt qui Jibi mortem kc. Leg. 3 ,Jf. coi.[m) Ad legem Corneliam deJuanis.
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