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Tome vingt-neuvieme.
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DES DELITS ET DES PEINES. 2Cl

Ouel est riiomme que cette procédure n’épouvantepas ? quel est ì’homme juste qui puisse être sûr den’y pas succomber ? O juges ! voulez-vous quel’innocent accusé ne s’ensuie pas ? facilitez-lui lesmoyens de fe défendre.

La loi semble obliger le magistrat à se conduireenvers l'accusé plutôt en ennemi qu’en juge. Cejuge est le maître d’ordonner (q ) la confrontationdu prévenu avec le témoin , ou de l’omettre. Com-ment une chose aussi nécessaire que la confrontationpeut-elle être arbitraire?

L’usage semble en ce point contraire à la loi quiest équivoque ; il y a toujours confrontation, maisle juge ne confronte pas toujours tous les témoins,il omet souvent ceux qui ne lui semblent pas faireune charge considérable : cependant tel témoin quin’a rien dit contre l’accusé dans l’information , peutdéposer en sa faveur à la confrontation. Le témoinpeut avoir oublié des circonstances favorables auprévenu ; le juge même peut n’avoir pas senti d’abordla valeur de ces circonstances 8c ne les avoir pasrédigées. II est donc très-important que l’on confrontetous les témoins avec le prévenu , 8c qu’en ce pointla confrontation ne soit pas arbitraire.

S’il s’agit d’un crime , le prévenu ne peut avoird’avocat ; alors il prend le parti de la fuite : c’est ceque toutes les maximes du barreau lui conseillent :mais en fuyant il peut être condamné , soit que lecrime ait été prouvé, soit qu’il ne l’ait pas été. Ainsidonc un homme à qui on demande quelque argent

1 î 1 Et Ji Itjiin fjt confronta -,dit ['ordonnance de 1670 , art.r , tit. XV.

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