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Tome vingt-neuvieme.
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D U MEURTRE.

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ARTICLE III.

Du meurtre.

C’EST à vous, Meilleurs, d’examiner dans quelcas il est équitable d’arracher la vie à. votre sem-blable à qui Dieu l’a donnée.

On dit que la guerre a rendu de tout temps cesmeurtres non-seulement légitimes , mais glorieux.Cependant, d’où vient que la guerre fut toujoursen horreur chez les brachmanes , autant que leporc était en exécration chez les Arabes Sc chez les• Egyptiens? D’où vient que les pythagoriciens, lesthérapeutes , les troglodytes, les esséniens, Sc ceuxqui voulurent quelque temps les imiter, ne regar-dèrent les batailles tant vantées, si souvent ordon-nées par les dieux de toute espèce, 8c honorées deleur présence, que comme d’infames assassinatsmultipliés Sc comme l’affemblage de tous les crimes ?Les primitifs, auxquels on a donné le nom ridiculede quakres, ont fui Sc détesté la guerre pendant plusd’un siècle, jusqu’au jour où ils ont été forcés parleurs frères les chrétiens de Londres, de renoncerà cette prérogative qui les distinguait de presquetout le reste de la terre. On peut donc à toute forcese passer de tuer des hommes.

Mais voilà des citoyens qui vous crient : Unbrutal m’a crevé un œil, un barbare a tué monfrère, vengez-nous ; donnez-moi un œil de l’agresseurqui m’a éborgné j donnez-moi tout le sang du meurtrier

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