DU MEURTRE.
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par qui mon frère a été égorgé ; exécutez l'ancienne,l'universelle loi du talion.
Ne pouvez-vous pas leur répondre : Quand celuiqui vous a fait borgne aura un œil de moins , enaurez-vous un de plus? quand j’aurai fait mourirdans les tourmens celui qui a tué votre frère , cefrère fera-t-il ressuscité? Attendez quelques jours ;alors votre juste douleur aura perdu de fa violence ;vous ne ferez pas fâché de voir de l’ceil qui vousreste, une grosse somme d'argent que je vous feraidonner par le mutileur. Elle vous fera passer dou-cement votre vie ; 8c de plus, il fera votre esclavependant quelques années , pourvu que vous luilaissiez ses deux yeux pour vous mieux servir pen-dant ce temps-là.
^ l’égard de l’assassin de votre frère, il fera votreesclave tant qu’il vivra. Je le rendrai toujours utileà vous, au public 8c à lui-même.
C’est ainsi qu’on en use en Russie depuis quaranteannées. On force les criminels qui ont outragé lapatrie , à servir toujours la patrie. Leur supplice estune leçon continuelle ; 8c c’est depuis ce temps-làque cette vaste partie du monde n’est plus barbare.
A Dieu ne plaise que je fasse l’éloge des mœursatroces qui régnèrent en Europe dans la décadencede l’empire romain , 8c au temps de Charlemagne.Quiconque avait quatre cents écus dont il ne savaitque faire, pouvait tuer à son choix un antrustionou un évêque. Chaque assassinat avait son prixfait. En Pologne, jusqu à nos derniers temps, toutpauvre gentillâtre deâor regum òdejlrujor tyrannorum ,pouvait assassiner noblement un cultivateur, un serf