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Tome vingt-neuvieme.
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Des sorciers. 293

à Girard Sc le brûler. II aurait subi ces deux supplicess’il y avait eu dans le parlement deux voix contre lui,car il avait été charitablement statué,il y a long-temps,que la majorité de deux voix suffisait pour livrerloyalement un citoyen ou un moine au plus épou-vantable des supplices. Te vous ferai voir bientôt, Ma j° ntede

rr u ' , deux voix

Messieurs, que trois prétendus gradués ou praticiens suffit-eilepourde province ont suffi pour faire expirer des enfans ^citoyen™dans les flammes avec des accessoires d’une atrocitéiroquoise, cent fois plus aggravans. Mais continuonscet article du sortilège.

On sait assez que le procès des diables de LoudunSc du curé Grandier livre à une exécration éternelle lamémoire des insensés scélérats qui l'accusèrent juri-diquement d'avoir ensorcelé des ursulincs , Sc cesmisérables filles qui se dirent possédées du diable,

Sc cet infâme juge commissaire Laubardemont quicondamna le prétendu sorcier à être brûlé vif, 8c lecardinal de Richelieu qui après avoir fait tant delivres de théologie , tant de mauvais vers & tantd’actions cruelles , délégua son Laiòardemont pourfaire exorciser des religieuses, chasser des diables 8cbrûler un prêtre.

Ce qui peut être encore plus étrange , c'est quedans notre siècle,où la raison semble avoir fait quelquesprogrès, on a imprimé en i 749 un examen des diablesde Loudun, par M. Menardaie prêtre. Et dans cetexamen on prouve par plusieurs passages des cas dePontas , que Grandier avait en effet mis quatorze diablesdans le corps de ces quatorze nones, 8c qu’il mourutpossédé du quinzième. M. de Menardaie prêtre n’étaitpas sorcier.

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