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Tome vingt-neuvieme.
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294 Des sorciers.

Quant a u procès du curé Gauffredi ou Gaufridì,dans Marseille , & à son épouvantable supplice en1611 , il avait été encore plus absurde 8c plus inhu-main ; car le parlement le condamna à être tenaillédans toutes les parties de son corps avec des tenaillesardentes, avant d être jeté vivant dans le bûcher,pour réparation d,'avoir fait patte ò convention avec lemalin esprit , à l'effet de jouir de Magdelène Lapalnreligieuse urfuline , <b d'attirer à son amour toutes autresfemmes ou files quû désirerait . Voilà bien des ursulinesensorcelées.

De pareilles horreurs couvraient alors la face detoutes les contrées de la communion romaine. II nefaut pas s’en étonner, puisque chez nos voisins, cheznos frères, dans Genève même, en 1652, on persuadaune pauvre femme nommée Michelle Chaudron qu’elleétait sorcière, qu’elle avait un pacte avec le diable Scles marques sataniques fur le corps. En conséquence011 eut la féroce imbécillité de la brûler, mais au moinsce fut après savoir étranglée.

Rappelons dans notre continent la mémoire de^singulières fureurs qu’étala il y a un siècle la démencede la superstition dans ces mêmes contrées septen-trionales de l'Amérique , aujburd’hui ensanglantéessf°so V tUe° nS P ar une § uerre c i v ^ e - Cette scène infernale commençainstuueî dans dans le petit pays de Salem , comme celle de la; capitale de France , par un prêtre nommé Paris , 8c

Sorcièrebrûlée àGenève.

une colonie fanglaise par

un prèue par des convulsions. Cet énergumène s’imagina que

nomme Fâristout commeÇA kxLuce,

tous les habitans étaient possédés du diable, 8c le fitcroire. La moitié de la peuplade fit charger Vautre defers, l’exorcifa, lui donna la question qu’on ne connaîtpoint en Angleterre , fit périr dans les supplices