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Tome vingt-neuvieme.
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DU SACRILEGE. Zoi

de sacrilège ne fut abandonné qu a ces trois prétendusmagistrats. Ce n est que dans I enfer des Grecs, imitéde l’enfer égyptien , qu’autrefois , selon la fable, troispersonnes formaient un tribunal assez complet pourjuger l’univers.

Quoi qu’il en soit , les trois Rhadamantes de villagecondamnèrent ces pauvres en fans à la torture ordi-naire 8c extraordinaire , à l’amputation du poing , àf amputation de la langue arrachée avec des tenailles,8c enfin à être brûlés vifs.

L’usage est dans ce pays que les sentences crimi-nelles rendues dans un village soient revues dansune grande ville. Le tribunal de la grande ville revitdonc le procès, 8c confirma le jugement à la pluralitéde quinze voix contre dix. L’arrêt fut exécuté autantqu’il fut possible par cinq bourreaux que le grandtribunal délégua exprès fur les lieux. L’Europeentière frémit d’horreur. ( 11 )

C’est fur quoi , Mestìeurs , je pourrais vous fairedeux questions. La première, comment des hommesqui n’étaient pas des bêtes carnassières , ont jamaispu imaginer qu’il suffisait de quelques voix de pluspour être en droit de déchirer dans des tourmensaffreux des créatures humaines ? ne faudrait-il pasan moins la prépondérance de trois quarts des voix ?En Angleterre tous les jurés doivent être d’accord ;8c cela est bien juste. Quelle horreur absurde qu’onjoue la vie Sc la mort d’un citoyen au jeu de fix

(n) Le chevalier dc la Barre eut la tête tranchée. Comme il est justede proportionner ía peine au délit, nous demanderons si le crime de sç$jjigcs a étî assez puni par l'horreur 8c le mépris de TEurope.