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Tome vingt-neuvieme.
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Zo8 Disputes d’ecole,

Un homme recommandable par ses mœurs 8c parson esprit vient cent ans après ; il étend la penséedu duc de la Rochefoucauld, dans un livre systématique.On se déchaîne contre ce nouveau venu , on lui faitun procès criminel au parlement de Paris. C’est unvacarme terrible. Au bout de deux. ans on ne s’ensouvient plus ; c’est une preuve qu’il ne fallait pasfatiguer ce tribunal de cet inutile procès.

Un homme de lettres éloquent compose un romanmoral de Bélifaire. Cette morale démontre qu’il fautregarder Dieu comme un père, Sc non comme untyran capricieux ; que nous devons notre haine aucrime , 8c notre indulgence aux erreurs.

11 y a un chapitre XV qui est applaudi surtout•par plus dune tête couronnée. Des théologiensinconnus s’élèvent contre ce chapitre XV ; ils sou-lèvent des corps entiers ; ils aigrissent des hommes enplace ; ils cabalent, ils essaient de faire condamner lelivre 8c Fauteur par le premier parlement du royaume.Le parlement laisse sagement le public juge d’unlivre écrit dans la vue de perfectionner les mœurspubliques.

Ce n’étai t pas fans doute une chose frivole, unevaine dispute, que le livre intitulé Syjlèmedela nature .C’est un ouvrage de ténèbres mis en lumière ; unedéclamation perpétuelle fur le mal physique 8c lemal moral qui de tout temps assiégea la nature. Celivre trop répandu l’est pourtant moins que le poèmede Lucrèce , dont les éditions font innombrables , qui^est traduit dans toutes les langues, 8c dont tant devers font dans toutes les bouches. Lucrèce même futimprimé à l’usage du dauphin fils unique de LouisXIV,