Adultéré.
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■rigueur un crime que tout le monde est tenté decommettre , que tout le monde favorise quand il estcommis ; qu il est si difficile de prouver , 8c dont onne peut guère se plaindre en justice sans se couvrirde ridicule. La société a fait une convention secrètede ne point poursuivre des délits dont elle s est accou-tumée à rire. ( 13 )
Mais lorsqu’à la honte des familles, de tels procès Ulllue à
^ . . . divorce.
éclatent:, quand la juílice séparé les deux conjoints,ilyaun autre inconvénient dans la moitié del’Europe.
Cette moitié se gouverne encore par ce qu’on appellele droit canon. Cette étrange jurisprudence, qui futlong-temps I onique loi, ne considère dans le mariagequ un signe visible d'une chose invisible ; de torte que deuxépoux étant séparés par les lois de l’Etat, la choieinvisible subsiste encore quand le signe visible estdétruit. Les deux époux sont réellement divorcés, 8ccependant ils ne peuvent par la loi se pourvoir ailleurs.
Des paroles inintelligibles empêchent un hommeséparé légalement de sa femme d’en avoir légalementune autre, quoiqu elle lui soit nécessaire. II resteà la fois marié Sc célibataire ; cette contradiction
(13) L'aduìtcre est un crime en morale, mais il ne peut ctre un délitpunissable par les lois : i°. parce que si vous avez égard à la violationdu ferment, la punition de la femme nc peut être juste, à moins que laloi De condamne lc mari convaincu d’adultère à la même peine : 2°. livous avez égard au crime de donnera une famille des héritiers étrangers,il faudrait donc prouver alors que le délit a été consommé ; or c’est cequi est impossible, sinon par l’aveu de la coupable. Au reste, en laissantau mari comme à la femme la liberté de faire divorce, toute peine contrel’adultère devient inutile. II est d’ailleurs dangereux de laisser subsister uneloi pénale contre l'adultère dans un pays où ce crime est commun K:toléré par les mœurs , parce qu’alors cette loi ne peut être que riustrutiictìtde vepgeances personnelles ou d’intérêts particuliers..