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Tome vingt-neuvieme.
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extravagante n’est pas la feule qui subsiste dans cespays où l’ancienne jurisprudence ecclésiastique estmêlée avec la loi de l’Etat. Les princes, les rois yfont liés cux-mêmes par ces chaînes ridicules Scfunestes. Ils font obligés de mentir hautement devantDieu pour obtenir par grâce un divorce fous unautre nom, de la part d’un prêtre étranger. Ce prêtredéclare quand il veut le mariage nul, au lieu de ledéclarer rompu.

Ainsi le bon 8c faible Louis XII roi de France fevit forcé de faire un faux serment, 8c de jurer qu'iln’avait jamais consommé l’acte de mariage avec lafille de Louis XI, quoiqu’ils eussent couché ensemblependant dix-huit ans. Ainsi Henri VIII d’Anglclcircmentit inutilement devant les légats de Clément VII,8c l’on fait aster comment la nation fut amenée àlecouer un joug odieux qui forçait les hommes auparjure: tant il est vrai que les poisons les plus mortelspeuvent fe tourner quelquefois en nourriture bien-fefante.

Ainsi le grand Henri IV en France, 8c Margueritefa femme , furent obligés de mentir tous deux, pourmettre fur le trône 1 infortunée Marie de Médicis.Ainsi Isabelle de Nemours, reine de Portugal , mentitplus impudemment encore , pour quitter son mari,8c pour épouser son beau-frère.

Voilà à quoi des royaumes font exposés , quandon n’a pas assez de bon sens 8c de courage pouranéantir à jamais un code réputé sacré, qui est eneffet la honte des lois 8c la subversion des Etats. Maisles nations judicieuses qui prononcent le divorce desconjoints adultères doivent-elles y ajouter la peine