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Tome vingt-neuvieme.
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34 2 De la torture^

Souvenons-nous toujours comment ce supplice fitpérir presque dans la même annéel’innocent LangladcSc 1 innocent Lebrun (/), leur histoire déjà citée estaffez connue par tous ceux qui ont entendu parlerdes méprises de la justice. Ces deux martyrs de laforme des lois chez nos voisins , font voir affez quela question ne sert pas à découvrir la vérité , maissert à causer inutilement la mort la plus longue 8cla plus douloureuse. L’injustice du supplice de ceLanglade 8c de ce Lebrun, ne fut reconnue qu’aprèsleur mort ; leurs j uges pleurèrent, mais leur repentiru’abolit point la loi. Je ne conçois pas commentles infortunésjuges qui les condamnèrent purent êtreencore affez hardis pour ordonner la question dansd’autres procès criminels, Sc comment Louis XIV lesouffrit. Mais un roi a-t-il le temps de songer à cesmenus détails d’horreurs au milieu de ses fêtes, deses conquêtes-8c de ses maîtresses? Daignez vous enoccuper, ô Louis XVI! vous qui n avez aucune deces distractions !

ARTICLE XXV.

Des prisons ír de la saisie des prisonniers.

Le 5 prisons à Madrid, construites dans la grandeplace , font décorées d’une façade de belle architec-ture. II ne faut pas qu’une prison ressemble à un

absurde 8c inutile barbarie. L’auteur qui soutenait qu'il fallait abolir laquestion, était d'avis de la conserver pour k crime de lcse-majeílé seulement.L'impèratriee la proscrivit sans aucune réserve.

( l ) On peut voir rhiftoire de leur innocence & de leur mort dans lescauses célèbres.