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Tome vingt-neuvieme.
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355
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SUR LESPRIT DES LOIS. 355

Mais laiffons-là les enfans 8c les sauvages, réexa-minons que bien rarement les nations étrangères quine nous font pas assez connues. Songeons à nous.

I 1 I.

La noblesse entre en quelque façon dans l’essence de lamonarchie, dont la maxime fondamentale est, point demonarchie, point de noblesse; point de noblesse, pointde monarque. Mais on a un despote, (pag. 7, édit. deLeide, in-4 0 . de l’Efprit des lois.)

Cette maxime fait souvenir de l’infortuné Charles I,qui disait ; Point d’évêque , point de monarque.Notre grand Henri IV aurait pu dire à la factiondes Seize : Point de noblesse, point de monarque.Mais qu’on me dise ce que je dois entendre pardespote 8c par monarque.

Les Grecs 8c ensuite les Romains entendaient parle mot grec despote un père de famille, un maître demaison , despotes , herus , patronus , despoina , liera .patrona , opposé à therapon ou therapsos , samulus ,senjus. II me semble qu’aucun Grec , qu’aucunRomain ne se servit du mot despote ou d’un dérivéde despote, pour signifier un roi. Defpoticus ne sutjamais un mot latin. Les Grecs du moyen âges’avisèrent , vers le commencement du quinzièmesiècle , d’appeler despotes des seigneurs très-saibles ,dépendans de la puissance des Turcs, despotes deServie , de Valachie , qu’on ne regardait que commedes maîtres de maison. Aujourd’hui les empereursde Turquie, de Maroc.de Perse, de l'Indoustan ,de la Chine, sont appelés par nous despotes ; 8c nousattachons à ce titre l’idée d’un fou féroce , qui

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