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Tome vingt-neuvieme.
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356 Commentaire

n’écoute que son caprice ; d’un barbare qui faitranger devant lui ses courtisans prosternés, Sc quipour se divertir ordonne à ses satellites d’étranglerà droite 8c d’empaler à gauche.

Le terme de monarque emportait originairementl’idée d’une puissance bien supérieure à celle dumot despote: il signifiait seul prince, seul dominant,seul puissant , il semblait exclure toute puissanceintermédiaire.

Ainsi chez presque toutes les nations les languesse sont dénaturées. Ainsi les mots de pape, d’évê-que, de prêtre , de diacre, d’église , de jubilé , depâques, de fêtes, noble, vilain , moine, chanoine,clerc, gendarme, chevalier, 8c une infinité d’autresne donnent plus les .mêmes idées qu’ils donnaientautrefois ; c’est à quoi l’on ne saurait faire tropd’attention dans toutes ses lectures.

J’aurais désiré que Fauteur, ou quelque autreécrivain de fa force , nous eût appris clairementpourquoi la noblesse est l’essence du gouvernementmonarchique. On serait porté à croire qu’elle estl’effence du gouvernement féodal, comme en Alle-magne, 8c de F aristocratie , comme à Venise. (ì)

( i ) Il nc peut y avoir aucune autre différence entre le despotisme 8cla monarchie, que Inexistence de certaines règles, dc certaines formes, decertains principes, consacrés par le temps &: l’opinion , 8c dont le monarquese fait une loi de ne pas s’ecarter. 8'il n’est lié que par son serment, parla crainte d’aliéner les esprits de fa nation, le gouvernement est monar-chique ; mais s’il existe un corps, une assemblée, du consentement desquelsil ne puisse se passer lorsqu’il veut déroger à ces lois premières ; fi ce corpsa le droit de s'opposer à Inexécution de ses lois nouvelles, lorsqu'elles fontcontraires aux lois établies ; dès-lors il n’y a plus de monarchie, maisune aristocratie. Le monarque, pour être juste , est censé devoir respecterks règles consacrées par l’opinion, tandis que le despote n'est obligé de