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Tome vingt-neuvieme.
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l’Europc. II n’v avait que son confesseur le Tellierqui ne fût pas reconnu généralement pour un sihonnête homme.

Quant au reproche que Montesquieu fait à Richelieud’avoir dit, que s il se trouve un malheureux honnêtehomme, il saut se garder de s'en servir , il n’est pas possi-ble qu’un ministre, qui avait du moins le sens com-mun , ait eu l’extravagance de donner à son roi unconseil si abominable. Le faussaire qui forgea ce ridi-cule testament du cardinal de Richelieu, a dit tout lecontraire. On l’a déjà observé plus d’une fois , & ilfaut le répéter , car il n’est pas permis de tromperainsi l’Europe. Voici les propres paroles du pré-tendu testament, c’est au chap. IV.

j » On peut dire hardiment que de deux personnes" dont le mérite est égal, celle qui est la plus aiséeen ses affaires, est préférable à l’autre, étant cer-js tain qu’il faut qu’un pauvre magistrat ait l’ame>j d’une trempe bien forte ,si elle ne fe laisse quelque->» fois amollir par la considération de ses intérêts.>5 Aussi l’expérience nous apprend que les richesj? font moins sujets à concussion que les autres, Scque la pauvreté contraint un pauvre officier à être" fort soigneux du revenu de son sac. 1»

X.

Si le gouvernement monarchique manque d’un ressort,

il en a un autre, l’honneur.la nature de l’honneur

est de demander des préférences, des distinctions. II estdonc par la chose même placé dans le gouvernementmonarchique, (pag. 27.) (*)

(* ) Voyez le XXIV e dialogue entre A, B, C.