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Tome vingt-neuvieme.
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366 Commentaire

j? que le grand-seigneur peut se dispenser des55 promesses qu’il a faites avec serment, quand pour55 les accomplir il faut donner des bornes à sonr? autorité. 55

Ricaut ne parle ici que d’une secte à morale relâ-chée. On dit que nous en avons eu chez nous depareilles.

Le sultan des Turcs , 8c tout autre sultan , nepeut promettre qu’à ses sujets ou aux puissancesvoisines. Si ce font des promesses à ses sujets , iln’y a point de serment. Si ce sont des traités depaix , il faut qu’il les observe ou qu’il fasse la guerre.L’Alcoran ne dit dans aucun endroit qu’011 peutvioler son serment ; 8c il dit en cent endroits qu’ilfaut le garder. 11 se peut que pour entreprendre uneguerre injuste, comme elles le font presque toutes ,le grand-turc assemble un conseil de conscience ;il se peut que quelques docteurs musulmans aientimité certains autres docteurs qui ont dit qu’il ncfaut garder la foi ni aux infidelles ni aux hérétiques.Mais il reste à savoir si cette jurisprudence est celledes Turcs.

L’auteur de l’Esprit des lois donne cette préten-due décision des cadis comme une preuve dudespotisme du sultan. II semble quç ce serait aucontraire une preuve qu’il est soumis aux lois, puis-qu’il serait obligé de consulter des docteurs pourse mettre au-dessus des lois. Nous sommes voisinsdes Turcs ; nous ne les connaissons pas. Le comted zMarsigli, qui a vécusilong-temps au milieu d’eux,dit qu’aucun auteur n’a donné une véritable connais-sance ni de leur empire ni de leurs lois. Nous n'avons