sur l’esprit DES LOIS. 367
eu même aucune traduction tolérable de l’Alcoranavant celle que nous adonnée l’anglais Sale, en 1 734.Presque tout ce qu’on a dit de leur religion & deleur jurisprudence est faux: Sc les conclusions quel’on en tire tous les jours contre eux font trop peufondées. On ne doit dans l’examen des lois citerque des lois reconnues.
XIII.
Dans les monarchies, les lois de l'éducation auront pourobjet ['honneur; dans les républiques la vertu, 8 c dans ledespotisme la crainte.
J’oserais croire que fauteur a trop raison , dumoins en certains pays. J’ai vu des enfans de valets-de-chambre à qui on disait: Monsieur le marquis,songez à plaire au roi. J’entendais dire que dans lessérails de Maroc & d’Alger on criait : Prends gardeau grand-eunuque noir; 8c qu’à Venise les gouver-nantes disaient au petits garçons : Aime bien larépublique. Tout cela se modifie de mille manières.& chacun de ces trois dictons pourrait produire ungros livre.
XIV.
Dans une monarchie il faut mettre une certaine noblessedans les vertus, une certaine franchise dans les mœurs,une certaine politesse dans les manières, (pag. 33 Sc suiv. )
De telles maximes nous paraîtraient convenablesdans [art de se rendre agréable dans la conversation , parl’abbé de Bdlegarde , ou dans les moyens de plaire , deMontais; nos diseurs de riens auraient pu s’étendre