SUR L ESPRIT DES LOIS. 3 7 5
XXII.
Chapitre XII. Qu’on n’aille pas chercher la magnani-mité dans les Etats despotiques. Le prince n’y donneraitpoint une grandeur qu’il n’a pas lui-même. Chez lui iln’y a pas de gloire, (pag. 65. )
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Ce chapitre est court ; en est-il plus vrai ? On nepeut, ce me semble, refuser la magnanimité à unguerrier juste, généreux, clément, libéral. Je voistrois grands-visirs Kiuperli ou Kuprogli , qui ont euces qualités. Si celui qui prit Candie assiégée pen-dant dix années , n’a pas encore la célébrité deshéros du siège de Troye,il avait plus de vertu; 8cfera plus estimé des vrais connaisseurs , qu’unDiomède 8c qu’un Vlyjse. Le grand-visir Ibrahim quidans la dernière révolution s’est sacrifié pour conser-ver l’empire à son maître Achmet III, 8c qui a attenduà genoux la mort pendant six; heures, avait certesde la magnanimité.
XXIII.
Chapitre XIII. Quand les sauvages de la Louisianeveulent avoir du fruit, ils coupent l'arbrc au pied. Voilàle despotisme, (pag. 65.)
Ce chapitre est un peu plus court encore ; c’estun ancien proverbe espagnol.
Le sage roi Alphonse VI disait, élague Jans abattre.Cela est plus court encore. C’est ce que Savêdrarépète dans ses méditations politiques. C’est ce quedom UJlariz, véritable homme d’Etat, ne cesse derecommander dans fa théorie pratique du commerce.
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