Band 
Tome vingt-neuvieme.
Seite
386
JPEG-Download
 

Z 86 Commentaire

La monarchie commençait à être un pouvoir très-mitigé , très-restreint en Angleterre, quand on forçaJe malheureux Charles I à ne point accorder la grâcede son favori le comte Straford. Henri IV en France ,roi à peine affermi , pouvait donner des lettres degrâce au maréchal de Biron; 8c peut-être cet acte declémence qui a manqué à ce grand-homme , eûtadouci enfin f esprit de la ligue , 8c arrêté la mainde Ravaillac.

Le faible 8c cruel Louis XIII devait faire grâce àde Thôu 8c à Marillac.

On ne devrait pas parler des lois 8c des mœursindiennes 8c japonaises , quand on a tant à dire furles nôtres qu'on doit connaître.

XXXIV.

Nos missionnaires nous parlent du vaste empire de laChine, qui mêle ensemble dans Ion principe Flionneur Scla vertu. J’ignoreceque c’est que cet honneur dont on parlechez des peuples à qui on ne fait rien faire qu’à coups debâton. II s’en faut beaucoup que nos commerçans nousdonnent f idée de cette vertu dont parlent nos million-naires, (pag. 142. )

Encore une fois , j’aurais souhaité que Fauteur eûtplus parlé des vertus qui nous regardent, 8c qu’iln'eût point été chercher des incertitudes à six millelieues. Nous ne pouvons connaître la Chine quepar les pièces authentiques, fournies furies lieux,rassemblées par du Halde , 8c qui ne font point con-tredites.

Les écrits moraux de Confucius , publiés six centsans avant notre ère , lorsque presque toute notre