388 Commentaire
il sait dire : Ojiant auvrai amour , les femmes n y ont aucunepart. Plutarque parlait comme son siècle, (pag. n6.)
II passe de la Chine à la Grèce, pour les calom-nier l’une 8c l’autre. Plutarque qu’il cite , dit tout lecontraire de ce qu’il lui fait dire. Plutarque, dans son.traité sur l’amour , fait parler plusieurs interlocu-teurs. Prologène déclame contre les femmes , maisDaphneus fait leur éloge. Plutarque, à la fin du dialo-gue décide pour Daphneus; il met l’amour céleste Scl'amour conjugal au premier rang des vertus. II citel’histoire de Camma , 8c celle d 'Eponine, femme deSabinus , comme des exemples de la vertu la pluscourageuse.
Toutes ces méprises de l’auteur de l’Efprit deslois font regreter qu’un livre qui pouvait être siutile, n’ait pas été composé avec assez d’exactitude,Sc pour sacrifier presque toujours la vérité à cequ’on appelle bel-efprit.
XXXVI.
La Hollande est formée par environ cinquante répu-bliques toutes différentes les unes des autres, (pag. 146.)
C’est-là une grande méprise. Et pour comble ilcite Janiçon qui n’en dit pas un mot, Sc qui étaittrop attentif pour laisser échapper une telle bévue.Je crois voir ce qui a pu faire tomber l’ingénieuxMontesquieu dans cette erreur ; c’est qu’il y a cinquante-six villes dans les sept Provinces - unies ; 8c commechaque ville a droit de voter dans fa province, pourformer le suffrage aux états-généraux, il aura prisçhaque ville pour une république.