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Tome vingt-neuvieme.
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commandait dans Cambrai. II fit un marché avec lespropres soldats de cc Ranacaire pour l’alfaffiner, 8cquand les meurtriers lui demandèrent leur salaire, illes paya en fausse monnaie.

Un autre de ses camarades francs , Rencomer ,s’était cantonné dans le pays du Maine , il le fit poi-gnarder de même par des coupe-j arrêts, 8c se défit ainside tous ceux qui lui lésaient quelque ombrage.

Daniel dit que pour satisfaire à lajujlice de Dieu , ilemploya fes foins t£r fes finances à quantité de choses fortutiles à la religion; il commença ou acheva des églises ò desmonafères.

Si ce prince orthodoxe, méconnaissant l’esprit duchristianisme , commit tant d’atrocités , Gondebaudl’arien, oncle de la célébré S lt Clotilde, -ne fut pas moinssouillé de crimes. II assassina dans la ville de Vienneion propre frère 8c fa belle-sœur, père 8c mère deClotilde. II mit le feu à la chambre où un autre defes frères était renfermé, 8c l’y brûla vif; il fit jeterfa femme dans la rivière ; 8c Clotilde échappa à peineà ces massacres. Ce Gondebaud d’ailleurs était unlégislateur. C’étaient-là les moeurs des Francs , 8c ceque Montesquieu appelle les manières.

On fait trop que les en fan s de Clovis ne dégéné-rèrent pas ; le cœur saigne quand on est forcé derapporter les actions politiques de cette famille.

Clotilde, après la mort de son mari, voulut vengerla mort de son père 8c de fa mère fur Gondebaud sononcle. Elle arma contre lui fes quatre enfans, Thierriroi de Metz, Clotaire de Soissons , Ckildebert de Paris ,8c Clodomir d'Orléans. Clodomir fut tué, ayant étéabandonné de fes frères dans une bataille. II laissait