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Tome vingt-neuvieme.
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44 8 Diatribe a l’auteur

dont je vous parle diminua l’impôt de moitié ; 8cPrenez cette année 1 7 75 il en est venu 5g6 chariots. Doncserez 15 pius° US I e r °i s ur ce petit objet a gagné plus du double,riches. Donc le vrai moyen d’enrichir le roi 8c l’Etat, estde diminuer tous les impôts fur la consommation ; 8cle vrai moyen de tout perdre est de les augmenter.

J’admire avec vous celui qui a démontré par lesfaits cette grande vérité. Reste à savoir commenton s’y prendra fur des objets plus vastes 8c pluscompliqués. Les machines qui réussissent en petit,n’ont pas toujours les mêmes succès en grand; lesfrottemens s’y opposent. Et quels terribles frotte-mens que l’intérêt, l’envie 8c la calomnie!

Blés. Je viens enfin à l'article des blés. Je fuis laboureur,8c cet objet me regarde. J’ai environ quatre-vingtspet sonnes à nourrir. Ma grange est à trois lieues dela ville la plus prochaine ; je fuis obligé quelquefoisd’acheter du froment, parce que mon terrain n'estpas si fertile que celui de FEgypte 8c de la Sicile.

Contrainte. Un jourun greffier me dit : Allez-vous-en à troislieues payer chèrement au marché de mauvais blé.Prenez des commis un acquit à caution ; 8c si vousle perdez en chemin, le premier sbire qui vousrencontrera fera en droit de saisir votre nourriture,vos chevaux, votre femme , votre personne , vosenfans. Si vous faites quelque difficulté fur cetteproposition , sachez qu’à vingt lieues il est un coupe-gorge qu’on appelle jurifdiction ; on vous y traînera,vous ferez condamné à marcher à pied jusqu’àToulon , où vous pourrez labourer à loisir la merMéditerranée.

Je