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Tome trente-septieme.
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Ame. ìgi

Le corps de l’Eglisc entière a décidé que l’ame estimmatérielle. Ces saints étaient tombés dans uneerreur alors universelle ; ils étaient hommes ; mais ilsne se trompèrent pas fur l’immortalité, parce qu elleest évidemment annoncée dans les évangiles.

Nous avons un besoin si évident de la décision del’Eglise infaillible sur ces points de philosophie , quenous n avons en effet par nous-mêmes aucune notionsuffisante de ce qu’on appelle ejprit pur , 8c de cequ’on nomme matière. L’esprit pur est un mot quine nous donne aucune idée; 8c nous ne connaissonsla matière que par quelques phénomènes. Nous laconnaissons si peu que nous f appelons subjlance; or lemot subjlance veut dire ce qui ejl dessous ; mais ce des-sous nous fera éternellement caché. Ce dejfous est lesecret du Créateur ; 8c ce secret du Créateur est par-tout. Nous ne savons ni comment nous recevons lavie, ni comment nous la donnons, ni comment nouscroisions , ni comment nous digérons, ni commentnous dormons , ni comment nous pensons , ni com-ment nous sentons.

La grande difficulté est de comprendre commentun être, quel qu’il soit , a des pensées.

Section II.

Des doutes de Locke fur famé.

I— /auteur de l'article ame dans l’Encyclopédie a suiviscrupuleusement Jaquelot ; mais Jaquelot ne nousapprend rien. II s’élève auffi contre Locke ; parce que