192 . Ame.
le modeste Locke a dit : ( A ) > * Nous ne serons peut-,, être jamais capables de connaître si un être maté-,, riel pense ou non, par la raison qu’il nous est,, impossible de découvrir par la contemplation de,, nos propres idées , Jam révélation , si Dieu n’a,, point donné à quelque amas de matière, diíposée,, comme il le trouve à propos , la puissance d’aper-,, cevoir 8 c de penser ; ou s’il a joint 8 c uni à la,, matière ainsi disposée une substance immatérielle5 » qui pense. Car par rapport à nos notions , il nejj nous est pas plus mal aisé de concevoir que Dieu5 5 peut , s’il lui plaît, ajouter à notre idée de la5 5 matière la faculté de penser, que de comprendre5 5 qu’il y joigne une autre substance avec la faculté55 de penser; puisque nous ignorons en quoi consiste5 5 la pensée, 8 c à quelle espèce de substance cet être5 5 tout-puissant a trouvé à propos d’accorder cette5 5 puissance qui ne saurait être créée qu’en vertu du9 5 bon plaisir 8c de la bonté du Créateur. Je ne vois5 5 pas quelle contradiction il y a que Dieu , cet être5 5 pensant, éternel 8c tout-puissant, donne, s’il veut,5 5 quelques degrés de sentiment, de perception 8c5 5 de pensée à certains amas de matière créée 8c insen-5 5 sible qu’il joint ensemble comme il le trouve à5 9 propOS. 5 5
C’était parler en homme profond , religieux Scmodeste. (/)
( k ) Traduction de Cojle.
( i ) Voyez 1c discours préliminaire de M. d 'Âlcmbert.
» On peut dire qu’il crea la métaphysique à peu près comme Newton'» avait créé la physique .... pour connaître notre amc , ses idées 8c ses>» affections , il n’étudia point les Uvres , parce qu’ils l’auraient mal»» instruit ; il sc contenta de descendre profondément en lui-mènie ; &
On