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Tome trente-septieme.
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A M E.

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On sait quelles querelles il eut à essuyer fur cetteopinion qui parut hasardée , mais qui en effet n’étaiten lui qu’une fuite de la conviction où il était de latoute puissance de Dieu 8c de la faiblesse defhomme.11 ne disait pas que la matière pensât : mais il disaitque nous n’en savons pas assez pour démontrer qu’ilest impossible à Dieu d’ajouter le don de la penséeà l’être inconnu nommé matière , après lui avoiraccordé le don de la gravitation Sc celui du mouve-ment qui font également incompréhensibles.

Locke n'était pas assurément le seul qui eût avancécette opinion ; c’était celle de toute l’antiquité , qui,en regardant l ame comme une matière très-déliée,assurait par conséquent que la matière pouvait sentir8c penser.

C’était le sentiment de Gajfendi , comme on le voitdans ses objections à Defcartes. -, II est vrai , dit?, Gajfendi , que vous connaissez que vous pensez ;-, mais vous ignorez quelle espèce de substance vous,, êtes, vous qui pensez. Ainsi quoique l’opération de-- la pensée vous soit connue , le principal de votre,, essence vous est caché ; 8c vous ne savez point-, quelle est la nature de cette substance dont lune,, des opérations est de penser. Vous ressemblez à un-, aveugle qui sentant la chaleur du soleil, 8c étant», averti qu elle est causée par le soleil, croirait avoir- - une idée claire 8c distincte de cet astre ; parce que5, si on lui demandait ce que c’est que le soleil, il pour-55 rait répondre que c’est une chose qui échauffe 8cc. ,5

,» après setre , pour ainsi dire , contemplé long-temps , il ne sit dans,, son traité de VEntmdcment humain que présenter aux hommes le miroir», dans lequel il s'ètait vu En un mot , il réduisit la métaphysique a. », ce qu’elie doit être en effet, la physique expérimentale de l’ame. 55

Diclionn. philofoph. Tome I. N