Ame.
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Le même Gassfidi, dans fa Philosophie d'Epicure ,répète plusieurs fois qu’il n’y a aucune évidence mathé-matique de la pure spiritualité de famé.
Descartes , dans une de fcs lettres à la princessepalatine Elisabeth, lui dit : ,, Je confesse que par la,, feule raison naturelle nous pouvons faire beaucoup,, de conjectures fur l’ame , 8c avoir de flatteuses,, espérances , mais non pas aucune assurance. ,, Eten cela Descartes combat dans ses lettres ce qu’il avancedans ses livres ; contradiction trop ordinaire.
Enfin nous avons vu que tous les pères des pre-miers siècles de l’Eglife, en croyant l ame immortelle,la croyaient en même temps matérielle. Us pensaientqu’il est aussi aisé à Dieu de conserver que de créer.Ils disaient: Dieu la sit pensante, il la conserverapensante.
Malltbranche a prouvé très-bien que nous n’avonsaucune idée par nous - mêmes, 8c que les objets fontincapables de nous en donner : de-là il conclut quenous voyons tout en D i e u. L est au fond la mêmechose que de faire Dieu sauteur de toutes nos idées ;car avec quoi verrions-nous dans lui, si nous n’avionspas des instrumens pour voir? 8c ces instrumens, c estlui seul qui les tient 8c qui les dirige. Ce système est unlabyrinthe,dont une allée vous mènerait au spinosisme,une autre au stoïcisme , 8c une autre au chaos.
Ou an d on a bien disputé sur sesprit, sur la matière, onfinit toujours par ne se point entendre. Aucun philo-sophe n’a pu lever par ses propres forces ce voile quela nature a étendu fur tous les premiers principes deschoses ; ils disputent, 8c la nature agit.