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Tome trente-septieme.
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Ame.

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Section III.

De l'ame des bêtes , b de quelques idées creiifes,

j/Vvant l’étrange système qui suppose les animauxde pures machines fans aucune sensation, les hommeso avaient jamais imaginé dans les bêtes une aineimmatérielle ; 8c personne n’avait poussé la téméritéjusqu à dire qu’une huître possède une ame spirituelle.Tout le monde s’accordait paisiblement à convenirque les bêtes avaient reçu de Dieu du sentiment, dela mémoire, des idées, 8c non pas un esprit pur. Per-sonne n’avait abusé du don de raisonner au point dedire que la nature a donné aux bêtes tous les organesdu sentiment pour qu’elles n’eussent point de senti-ment. Personne n’avait dit qu’elles crient quand onles blesse , 8c qu’elles fuient quand on les poursuit,sans éprouver ni douleur ni crainte.

On ne niait point alors la toute-puissance de Dieu ;il avait pu communiquer à la matière organisée desanimaux le plaisir, la douleur, le ressouvenir, la com-binaison de quelques idées ; il avait pu donner àplusieurs d’entr’eux, comme au singe , à l’éléphant,au chien de chasse, le talent de se perfectionner dansles arts qu’on leur apprend; non-seulement il avaitpu douer presque tous les animaux carnassiers du talentde mieux faire la guerre dans leur vieillesse expéri-mentée, que dans leur jeunesse trop confiante; non- 'seulement, dis-je , il savait pu , mais il savait fait ;l’univers en était témoin.

Perdra 8c Defcarles soutinrent à sunivers qu’il se

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