Ame. 197
,, principe actif qui a des sensations, Sc qui n’a que
,, cela. Si nous réfléchissons fur la nature de
,, l’ame des bêtes, elle ne nous'fournit rien de son,, fonds qui nous porte à croire que fa spiritualité la,, sauvera de f anéantissement. 1,
Je n entends pas comment on se représente unesubstance immatérielle. Se représenter quelque chose,c’est s'en faire une image ; 8c jusqu’à présent personnen’a pu peindre l’esprit. Je veux que par le mot repré-fente, sauteur entende,Je conçois; pour moi, j’avoue queje ne le conçois pas. Je conçois encore moins qu’uneaine spirituelle soit anéantie, parce que je ne conçoisni la création, ni le néant, parce que je n’ai jamaisassisté au conseil de Di EU ; parce que je ne sais riendu tout du principe des choses.
Si je veux prouver que l’ame est un être réel, onm’arrête en me disant que c’est une faculté. Si j’affirmeque c’est une faculté, Sc que j’ai celle de penser, onme répond que je me trompe ; que 01 EU, le maîtreéternel de toute la nature , fait tout en moi, Sc dirigetoutes mes actions, 8c toutes mes pensées ; que si jeproduisais mes pensées, je saurais celles que j’auraidans une minute ; que je ne le fais jamais ; que je nefuis qu’un automate à sensations 8c à idées, nécessaire-ment dépendant, 8c entre les mains de l’être suprême,infiniment plus soumis à lui que l’argile ne l est aupotier.
J’avoue donc mon ignorance ; j’avoue que quatremille tomes de métaphysique ne nous enseigneront pasce que c’est que notre ame.
Un philosophe orthodoxe disait à un philosophehétérodoxe : Comment avez - vous pu parvenir à
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