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Tome trente-septieme.
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Ame. 20 r

apprirent d’eux à distinguer austì leur nous , leurpneuma , leur skia.

Les Latins, à leur exemple, distinguèrent animus Scanima, Sc nous enfin nous avons eu aussi notre ame 8cnotre entendement. Mais ce qui est le principe de notrevie, ce qui est le principe de nos pensées, sont-ce deuxchoses différentes ? est-ce le même être ? ce qui nousfait digérer, 8c ce qui nous donne des sensations 8c dela mémoire, reffemble-t-il à ce qui est dans les animauxla cause de leurs sensations 8c de leur mémoire ?

C’est-là l’éternel objet des disputes des hommes;je dis féiernel objet , car n’ayant point de notionsprimitives dont nous puissions descendre dans cetexamen , nous ne pouvons que nager 8c nous débattredans une mer de doutes. Faibles 8c malheureusesmachines à qui Dieu daigne communiquer le mou-vement pendant les deux momens de notre existence,qui de nous a pu apercevoir la main qui nous soutientsur ces abymes ?

Sur la foi de nos connaissances acquises, nous avonsosé mettre en question si Famé est créée avant nous,si elle arrive du néant dans notre corps ? à quel âgeelle est venue se placer entre une vessie 8c les intestinscœcum 8c reâum ? si elle y a reçu ou apporté quelquesidées, 8c quelles font ces idées ? si après nous avoiranimés quelques momens, son essence est de vivreaprès nous dans l’éternité fans Fintervcntion deDieu même? si étant esprit, Sc Dieu étant esprit,ils sont l’un 8c F autre d’une nature semblable ? ( k )

( k ) Ce notait pas fans doute f opinion de saint Augustin qui , dansle liv. VIII de la Cité de Dieu , s’exprime ainsi : Que ctux-ìà Je taisentqui ri*ont pas osé à la vérité dire que Dieu (st un corps , mais qui ont cru