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Tome trente-septieme.
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A M E.

Ces questions paraissent sublimes; que font - elles ?des questions d’aveugles-nés fur la lumière.

Quand nous voulons connaître grossièrement unmorceau de métal , nous le mettons au feu dans uncreuset ; mais avons-nous un creuset pour y mettrel’ame ?

Que nous ont appris tous les philosophes anciens

modernes ? un enfant est plus sage queux ; il nepense pas à ce qu’il ne peut concevoir.

Qu il est triste , direz-vous , pour notre insatiablecuriosité, pour notre soif intarissable du bien-être, denous ignorer ainsi ! j’en conviens, 8c il y a des chosesencore plus tristes ; mais je vous répondrai :

Sors tua mortalis , non ejl mortale quoi optas.

Tes destins font d’un homme,Sc tes vœux font d’un Dieu.

II paraît, encore une fois , que la nature de toutprincipe des choses est le secret du Créateur. Commentles airs portent-ils des sons? comment se forment lesanimaux ? comment quelques-uns de nos membresobéissent-ils constamment à nos volontés ? quelle mainplace des idées dans notre mémoire, les y garde commedans un registre. 8c les en tire tantôt à. notre gré 8ctantôt malgré nous? Notre nature, celle de f univers,celle de la moindre plante , tout est plongé pour nousdans un gouffre de ténèbres.

L’homme est un être agissant, sentant 8c pensant ;

que nos amrs font de même nature que lui. Ils n 1 ont pas été frappés de Vextrêmemutabilité de notre ame qu'il n ejl pas permis d'altributr à Dieu.

», Cédant 8c. illi quos quidem puduit dicere Deim corpus esse ,,» verumtamen ejufdem naturae , cujus ille eít , animos noílros cífe», putaverunt ; ità non eos movet lanta rnuiabilitas animas , quam Df.i» naturae tribucrc nefasest, »,