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Tome trente-septieme.
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Ame.

Second syllogisme.

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Les anciens législateurs ont tous dit quune religion quin enseignerait pas l'immortalilé de l'ame ne pouvait êtreJoutenue que par une providence extraordinaire. Motje ainjìitué une religion qui nejl pas fondée fur l'immortaliléde l’ame , donc Moise croyait fa religion maintenue par uneprovidence extraordinaire.

Ce qui est bien plus extraordinaire , c’est cette asser-tion de Warburlon , qu’il a mise en gros caractères à latête de son livre. On lui a reproché souvent l’extrêmetémérité 8c la mauvaise soi avec laquelle il ose direque tous les anciens législateurs ont cru qu’une religionqui n’est pas sondée fur les peines 8c les récompensesaprès la mort , ne peut être soutenue que par uneprovidence extraordinaire ; il n’y en a pas un seul quisait jamais dit. II n entreprend pas même d'en appor-tir aucun exemple dans son énorme livre farci d’uneimmense quantité de citations qui toutes sont étran-gères à son sujet. II s’est enterré sous un amas d’auteursgrecs 8c latins, anciens 8c modernes, de peur qu’onne pénétrât jusqu à lui à travers une multitude horribled’enveloppes. Lorsqu’enfin la critique a souillé jusqu aufond, il est ressuscité d’entre tous ces morts pour chargerd'outrages tous ses adversaires.

11 est vrai que vers la fin de son quatrième volume,après avoir marché par cent labyrinthes, 8c s’être battuavec taus ceux qu’il a rencontrés en chemin , il vientenfin à fa grande question qu’il avait laissée là. Ils’enprend au livre de Job qui passe chez les savans pourl’ouvrage d’un arabe, 8c il veut prouver que Job necroyait point l’immortalité de l’ame. Ensuite il explique