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Ame.
à sa façon tous les textes de l’Ecriture par lesquels ona voulu combattre son sentiment.
Tout ce qu on en doit dire, c’est que s’il avait rai-son , ce n’était pas à un évêque d’avoit ainsi raison. IIdevait sentir qu’on en pouvait tirer des conséquencestrop dangereuses; [k) mais iln’y a qu’heur Sc malheurdans ce monde. Cet homme, qui est devenu délateur8c persécuteur , n’a été fait évêque par la protectiond’un ministre d’Etat qu’immédiatement après avoirfait son livre.
ASalamanque, à Coimbre, à Rome, il aurait étéobligé de se rétracter 8c de demander pardon. En Angle-terre il est devenu pair du royaume avec cent mille livresde rente; c était de quoi adoucir ses moeurs.
Section VI.
Du besoin de la révélation.
Le plus grand bienfait dont nous soyons redevablesau nouveau testament, c’est de nous avoir révélé l’im-mortalité de l ame. C’est donc bien vainement que ceWarburton a voulu jeter des nuages fur cette importante
( k ) On les a tirées en effet ces dangereuses conséquences. On luia dit : La créance de Tarne immortelle est nécessaire ou non. Si ellen’est pas nécessaire , pourquoi j esus-Christ Ta-i-il annoncée? Si elleest nécessaire, pourquoi Moise n’en a-t-il pas fait la base de sa religion ?Ou Moise était instruit de ce dogme, ou il ne Tétait pas. S’il Tignoraít,il était indigne de donner des lois. S’il la lavait & la cachait , quelnom voulez-vous qu'on lui donne ? De quelque côté que vous voustourniez , vous tombez dans un abyme qu'un évêque ne devait pasouvrir. Votre dédicace aux francs-penfans, vos fades plaisanteries avec eux,& vos bassesses auprès de milord tìardwicke ne vous sauveront pas deTopprobre dont vos contradictions continuelles vous ont couvert ; Scvous apprendrez que quand on dit des choses hardies , il faut les diremodestement.