Band 
Tome trente-septieme.
Seite
207
JPEG-Download
 

Ame. 207

vérité, en représentant continuellement clans sa léga-tion de Moïse , que les anciens Juifs navaient aucuneconnaissance de ce dogme nécessaire, ò que les Jaducècns neVadmettaient pas da temps de notre Seigneur Jésus.

II interprète à sa manière les propres mots qu’onfait prononcer à Jésus-Christ. (/) J\T avez-vous paslu ces paroles que Dieu vous a dites : Je fuis le Dieud'Abraham , le Dieu d'Isaac ò le Dieu de Jacob : or Dieun'çsl pas le Dieu des morts , mais des vivans. II donne àla parabole du mauvais riche un sens contraire à celuide toutes les Eglises. Sherlok évêque de Londres , 8evingt autres savans l’ont réfuté. Les philosophes anglaismême lui ont reproché combien il est scandaleux dansun évêque anglican de manifester une opinion sicontraire à l’Eglise anglicane ; 8c cet homme aprèscela s’avise de traiter les gens d’impies : semblable aupersonnage d 'Arlequin, dans la comédie du Dèvalijeurde maisons , qui , après avoir jeté les meubles par lafenêtre, voyant un homme qui en emportait quelques-uns , cria de toutes ses forces : Au voleur.

II faut d’autant plus bénir la révélation de l'immor-talité de famé, 8c des peines 8c des récompenses aprèsla mort, que la vaine philosophie des hommes en atoujours douté. Le grand César n’en croyait rien ; ils’en expliqua clairement en plein sénat lorsque , pourempêcher qu’on fît mourir Catilina, il représenta quela mort ne laissait à l’homme aucun sentiment , quetout mourait avec lui ; 8c personne ne réfuta cetteopinion.

L’empire romain était partagé entre deux grandes

( i ) Sain! Mathitu , chap. XXII, V. 31 3 2.