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amans : beau régiment ! quelques-uns l’ont pris pourun régiment de non-conformistes , ils se trompent ;c’est prendre un accessoire honteux pour le principalhonnête. L’amitié chez les Grecs était prescrite par laloi & la religion. La pédérastie était malheureusementtolérée par les mœurs ; il ne faut pas imputer à la loides abus indignes, (b)
A M O U R.
Il y a tant de fortes d’amour qu’on ne fait à quis’adresser pour le définir. On nomme hardimentamour un caprice de quelques jours, une liaison sansattachement , un sentiment fans estime , des sima-grées de Sigisbè , une froide habitude , une fantaisieromanesque , un goût suivi d’un prompt dégoût':on donne ce nom à mille chimères.
Si quelques philosophes veulent examiner à fondcette matière peu philosophique , qu’ils méditent lebanquet de Platon , dans lequel Socrate , amant hon-nête d 'Alcibiade & d'Agathon , converse avec eux sur lamétaphysique de l’amour/
Lucrèce en parle plus en physicien : Virgile suit lespas de Lucrèce , amor-omnibus idem.
C’est l’étoffe de la nature que l’imagination a bro-dée. Veux-tu avoir une idée de l’amour ? vois lesmoineaux de ton jardin, vois tes pigeons, contemplele taureau qu’on amène à la genisse , regarde ce fiercheval que deux de ses valets conduisent à la cavalepaisible qui l’attend , & qui détourné sa queue pour lerecevoir; vois comme ses yeux étincellent, entends ceshennissemens , contemple ces sauts , ces courbettes,
( i Voyez Amour Jocratrqut .
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